Recul de la récolte d’olives de 40% : faut-il craindre une hausse du prix du litre en Tunisie ?

La filière oléicole tunisienne fait face cette année à une production en recul comme l’a annoncé le président du Syndicat tunisien des agriculteurs, Midani Dhaoui. Cette prévision marque une baisse de 40 % par rapport à la saison précédente mettant en lumière les défis auxquels le secteur est confronté.En effet, les conditions climatiques défavorables, avec plusieurs années de sécheresse consécutives et une augmentation des températures durant la période cruciale de floraison, ont significativement affecté les rendements oléicoles.
Ces éléments alimentent les anticipations d’une remontée des prix à partir de l’automne, période correspondant au démarrage de la nouvelle récolte dans les principaux pays producteurs.La hausse n’est cependant pas acquise. La récolte d’olives n’a pas encore véritablement commencé et les volumes définitifs resteront dépendants des conditions climatiques des prochaines semaines. Un retour de précipitations suffisantes ou une amélioration des rendements dans certaines zones pourrait atténuer les tensions.L’évolution des prix dépendra également du niveau des stocks disponibles à la fin de la campagne, du comportement des acheteurs, de la demande internationale et des productions réalisées hors de l’Union européenne.Dhaoui a souligné que les prix de l’huile d’olive « ne sont pas déterminés par le volume de la production locale, mais plutôt par les cours pratiqués sur les marchés mondiaux, et notamment par les prévisions concernant la production espagnole, l’Espagne étant l’un des acteurs les plus influents sur le marché de l’huile d’olive » précisant que « les prix actuellement pratiqués dans certains moulins oscillent entre 10 et 15 dinars le litre pour l’huile nouvelle, avec des variations selon les régions et les transactions entre producteurs et acheteurs », tout en estimant probable « une stabilisation des prix autour de 12 dinars ».
Mohamed Sélim



