
Tunis, UNIVERSNEWS (Social) – Les habitants de Chatt Essalam ont de nouveau manifesté, dimanche soir, pour dénoncer la pollution industrielle et exiger l’arrêt immédiat des unités provenant des gaz toxiques. Ces émanations sont à l’origine de plusieurs cas d’étouffement survenus ces derniers jours parmi des élèves.
Rassemblés pacifiquement devant les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), ils ont réclamé leur démantèlement, des sanctions contre les responsables des intoxications, ainsi que la garantie de leur droit constitutionnel à un environnement sain.
Les quartiers de Chatt Essalam, Ghannouche et Bouchemma avoisinant la zone industrielle de Gabès et sont densément peuplés, subissent depuis des années des fuites répétées de gaz provenant des unités du GCT. De nombreux observateurs pointent du doigt la vétusté des installations et le dépassement de la durée de vie utile de plusieurs unités de production.
Mohamed El Kou, membre du Conseil régional des régions et des districts (CNRD), représentant le gouvernorat de Gabès, a tenu le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie ainsi que la direction du Groupe chimique tunisien (GCT), pour responsables des cas suffocation enregistrés dans les localités de Chatt Essalam et Ghannouche en raison des émissions de gaz provenant des unités industrielles provenant du Groupe.
L’élu a souligné que les deux parties ont été à deux reprises alertées sur la gravité de la situation à l’intérieur du Groupe, en raison de la vétusté des équipements de ses unités industrielles et des projets restés en suspens. Une première fois sous la coupole du CNRD et une deuxième fois lors de la visite du ministre de l’Industrie dans la région, le 24 avril 2024.
Aucune mesure n’a été prise, ni par le ministère ni par le GCT pour relancer les projets de lutte contre la pollution de l’air, suspendus depuis 2017, a-t-il regretté.



