
UniversNews (Santé) – On ne sait jamais quel genre de crise peut survenir qui requerra une mobilisation rapide et efficace de staff médical. Si le monde ne le savait pas avant la COVID-19, aujourd’hui il le sait. Mais une urgence peut survenir à n’importe quel niveau. La crise mondiale du COVID 19 a démontré qu’une pandémie peut se propager à une vitesse fulgurante et mettre à l’épreuve nos systèmes de santé, notre économie et notre organisation sociale. Personne n’est à l’abri de l’impact dévastateur d’une crise sanitaire majeure.
Face à toute maladie, la peur et l’anxiété peuvent être accablantes et provoquer de fortes réactions émotionnelles. C’est particulièrement le cas lorsque la maladie est très contagieuse et susceptible de provoquer des pertes importantes en vies humaines. Le fait que le virus, la bactérie ou tout autre organisme responsable de la maladie ne puisse pas être vu intensifie souvent la peur, surtout si la maladie est nouvelle et qu’on ne la comprend pas encore. C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper et de préparer un plan de survie qui englobe à la fois la constitution de stocks adéquats, une hygiène rigoureuse et la gestion d’un éventuel confinement d’urgence.
C’est dans ce cadre que l’Institut supérieur des sciences infirmières de Tunis (ISSIT) a accueilli un événement majeur organisé par son unité PCI : « Réagir avant l’inconnu : course contre une pandémie ». Cette immersion en réanimation a permis de tester la rigueur technique et la sécurité sanitaire face à un scénario d’alerte maximale : Création d’une zone d’isolement stricte dès l’alerte, habillage et de déshabillage des EPI, réalisation des soins sous contrainte en protection maximale, gestion du risque biologique par un circuit sécurisé des déchets, communication en boucle fermée pour surmonter les obstacles du bruit et des masques, automatisation des protocoles d’exception pour libérer la charge mentale et coordination millimétrée entre équipes médicales et paramédicales face à l’incertitude. (M.S)



