
UniversNews (MONDE) – L’Etat sioniste multiplie les exactions pour empêcher l’arrivée des secours et les aides aux Palestiniens de Gaza, mais, aussi, de Cisjordanie et d’Al Qods… alors que Washington qui se veut le parrain d’un plan de paix qui ne sert que les intérêts de Tel Aviv, ne bouge même pas le petit doigt pour remettre au pas les israéliens… Pire, encore, elle ferme les yeux et ne commente même pas, surtout après l’annonce que les ONG n’ayant pas transmis la liste de leurs employés palestiniens ne pourraient plus y travailler en 2026. « C’est contraire à l’éthique humanitaire », répond Première Urgence Internationale.
Pour les organisations humanitaires, c’est un gros coup de massue », a estimé, hier mercredi 31 décembre, Elsa Softic, directrice adjointe des opérations Moyen-Orient de Première Urgence Internationale, alors que l’entité sioniste vient de mettre à exécution sa menace de déclarer persona non grata 37 organisations humanitaires qui pourraient ne plus être enregistrées sur son territoire à partir d’aujourd’hui. Ces ONG sont accusées, selon les autorités israéliennes, d’être hostiles à l’État hébreu ou sympathisantes du terrorisme. « Une des raisons, c’est que nous ne voulons pas partager les données personnelles de nos staffs palestiniens auprès des autorités », explique l’humanitaire.
L’interdiction concerne « la Cisjordanie et Jérusalem », précise-t-elle, en plus de la bande de Gaza. « La situation humanitaire pourrait encore se dégrader en 2026 pour les Palestiniens de la bande de Gaza. C’est un nouveau coup porté à l’aide humanitaire en 2025 ». Les ONG concernées, financées par des institutions européennes, assurent respecter le règlement de protection des données. Accepter la demande des autorités israéliennes, c’est aussi transmettre « des données personnelles à un occupant et à des forces militaires. C’est contraire à l’éthique humanitaire », se défend la responsable. Les conséquences pourraient être dramatiques pour la population palestinienne.
Le compte à rebours est lancé : « D’après les autorités israéliennes, si notre enregistrement n’est pas renouvelé pour 2026, on a 60 jours pour quitter le territoire », explique encore Elsa Softic, qui garde un mince espoir : « Qu’on est encore dans la phase possible de négociation, que ces 60 jours sont une phase ouverte à la négociation ».



