
UniversNews (Social) – De nouveaux développement ont surgi, lors de la réunion de la Commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) montrent que la tension est à l’extrême et que la cohésion recherchée, n’est pas, encore une fois, au rendez-vous, puisque le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, a quitté la réunion, d’une manière soudaine, ce qui témoigne de la gravité de la crise qui secoue le plus grand syndicat du pays.
Son retrait de la séance, accompagné d’une menace de démission du Secrétariat général, est intervenu après des heures de discussions tendues et d’accusations mutuelles au sein des instances dirigeantes, autour de ses orientations actuelles et de ses choix futurs.
Des informations circulant dans les milieux syndicaux confirment que la réunion du 5 décembre 2025 était consacrée à la finalisation des options du syndicat concernant la grève générale prévue pour défendre les libertés et les droits syndicaux, ainsi qu’à l’établissement d’une position unifiée sur les relations tendues avec le pouvoir exécutif.
Dérapage inattendu de la réunion !!!
Cependant, la discussion a rapidement dérapé des questions sociales et nationales vers des questions internes concernant la gestion de ces questions par la direction actuelle, et des accusations contre une partie du bureau exécutif concernant la prise de décisions unilatérales et la marginalisation des structures régionales et sectorielles.
D’anciens désaccords ont refait surface concernant la modification de l’article 20 relatif à la durée du mandat du secrétaire général et au renouvellement de la direction, certains syndicalistes estimant que cette modification a ouvert la porte à la concentration du pouvoir de décision entre les mains d’un groupe restreint et au maintien des mêmes personnes, ce qui a alimenté un ressentiment croissant au sein des rangs syndicaux.
Les opposants de Taboubi ont également exploité des fuites et des déclarations antérieures critiquant certaines structures pour exiger publiquement sa démission, considérant que les performances de la direction ne répondent plus aux attentes de la base en matière de défense des droits sociaux et des libertés syndicales.
Confrontation ouverte entre deux factions !!!
En raison de ces pressions complexes, la réunion de la commission administrative s’est transformée en une confrontation ouverte entre une faction qui exige la poursuite de l’approche de l’escalade sociale tout en essayant de maintenir l’unité de l’organisation, et une autre faction qui estime que la réforme commence par un changement de direction et le rétablissement de la crédibilité des mécanismes de succession démocratiques au sein du syndicat.
Alors que les tensions montaient et que les accusations fusaient, le Secrétaire général a choisi de quitter la salle, de suspendre ses travaux et de regagner son bureau. Ses opposants ont interprété ce geste comme une menace de démission et une manœuvre pour rallier les instances dirigeantes à sa cause, tandis que ses partisans y ont vu une protestation contre la manière dont les débats étaient menés au sein de la réunion.
Cette crise interne survient à un moment politique et social délicat, coïncidant avec l’appel du syndicat à une grève générale nationale le 21 janvier 2026, pour la défense des droits et libertés, et avec l’escalade des tensions avec le président de la République et le gouvernement au sujet des négociations sociales et des augmentations salariales.
Le départ de Taboubi de la réunion de la commission administrative apparaît donc comme bien plus qu’un simple incident organisationnel passager… il témoigne d’un tournant décisif dans l’histoire de l’organisation. Soit, il ouvrira la voie à un profond renouvellement de ses structures et de ses choix, soit il la plongera dans une division accrue, ce qui affectera directement l’équilibre des pouvoirs sociaux dans le pays.



