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Tourisme: La guerre au M.O. pourrait rediriger les voyageurs vers la Tunisie

UniversNews (Tourisme) – Week-end prolongé, printemps doux, besoin d’évasion… Les vacances de Pâques marquent chaque année le coup d’envoi de la saison touristique. Mais en 2026, les destinations prisées ne sont plus tout à fait les mêmes à cause du conflit du Moyen Orient.

À la veille du premier grand chassé-croisé, une tendance se confirme : les voyageurs voyagent autrement. Moins loin, plus lentement, souvent localement.  Si certaines destinations restent globalement sûres, d’autres sont désormais surveillées de près, en raison de leur proximité avec les zones de conflit du Moyen Orient.  Ces vacances de Pâques (ou de printemps) du 4 avril au 4 mai sont très prisées par les touristes occidentaux. Pour les voyageurs en quête de soleil à moindre coût, la Tunisie représente une opportunité particulièrement intéressante ce printemps.

Selon un sondage du cabinet CSA pour Booking.com, 79% des salariés français qui cherchent à maximiser la durée de leurs vacances déclarent profiter de longs week-ends pour voyager en France ou en Tunisie. Ce réflexe devrait encore se renforcer en 2026, les voyageurs y voyant un moyen de partir plus souvent, mais moins longtemps, en alternant escapades urbaines, séjours nature et parenthèses en bord de mer.

La Tunisie dans le top 5 des destinations préférées des Français

Les vacances de printemps 2026 enregistrent une progression des réservations par rapport au printemps 2025. Le nombre de dossiers réservés par les Français est en hausse (+3%). Le moyen-courrier s’impose comme le principal contributeur à la croissance. Dans le Top 5, la France (-3%) et l’Espagne (-2%) sont en recul, tandis que la Tunisie (+6%), la Grèce (+6%) et le Maroc (+6%) progressent. Selon le voyagiste Mongi Barbouchi, « la baisse de la perception de la sécurité dans plusieurs destinations du Golfe et les premières annulations de voyage pourraient détourner une partie de la demande touristique vers des destinations méditerranéennes telles que la Tunisie. Le conflit en cours au Moyen-Orient commence déjà à redessiner le paysage du tourisme international. L’escalade des tensions a contraint à la fermeture temporaire de deux des principaux aéroports de la région, entraînant des annulations, des déviations d’itinéraires et une incertitude croissante chez les compagnies aériennes et les voyageurs. Face à la montée des tensions dans la région, certains touristes commencent à revoir leurs projets de voyage, ce qui pourrait modifier les flux touristiques internationaux. Une partie de la demande habituellement destinée au Moyen-Orient pourrait se reporter sur des destinations européennes perçues comme plus sûres et plus stables, telles que l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou encore la Tunisie qui pourrait notamment capter une partie de la demande en provenance d’Europe occidentale, une région très sensible à l’évolution du climat sécuritaire. (M.S)

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