
UniversNews (MONDE) – Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que l’Iran « ne possédera ni armes nucléaires ni missiles », avertissant qu’un échec des négociations en cours pourrait conduire à « une action militaire ». Cette déclaration intervient alors que Washington et Téhéran ont repris leurs discussions sur le nucléaire, pour la première fois depuis la « guerre des douze jours » survenue en juin dernier.
Dans une déclaration aux médias, Trump a estimé que « les Iraniens veulent réellement conclure un accord », ajoutant : « Soit nous parvenons à un accord, soit nous devrons faire quelque chose de très difficile ». Un message qui confirme la ligne dure adoptée par l’administration américaine, combinant ouverture diplomatique et pression stratégique.
Reprise des négociations indirectes à Oman
Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran ont repris vendredi dernier à Oman, sous médiation indirecte, dans un climat de méfiance persistante. Ces discussions visent principalement à encadrer le programme nucléaire iranien, notamment l’enrichissement de l’uranium et les mécanismes de contrôle internationaux, en contrepartie d’un éventuel allègement des sanctions économiques.
Trump a toutefois clairement indiqué qu’en cas d’échec des négociations nucléaires, il serait prêt à recourir à la force, évoquant le précédent de la « guerre des douze jours » en juin. Cette référence souligne la fragilité de l’équilibre régional et la possibilité d’une nouvelle escalade militaire.
Pression militaire américaine dans le Golfe
Parallèlement aux discussions diplomatiques, les États-Unis poursuivent un important déploiement militaire dans le Golfe. Washington maintient déjà une présence navale renforcée et envisage l’envoi d’un porte-avions supplémentaire accompagné de son groupe aéronaval, comprenant plusieurs destroyers.
« Nous avons une flotte sur place, et peut-être une autre en route », a déclaré Trump, laissant entendre que l’option militaire reste pleinement envisageable si les discussions échouent.
Cette stratégie de « pression maximale » vise à contraindre Téhéran à accepter un accord jugé plus strict par Washington. Toutefois, elle alimente également les craintes d’une confrontation directe entre les deux puissances, dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions. (KS)



