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UGTT/Gouvernement: Branle-bas du combat pour… un nouveau bras de fer social!!!

UniversNews (Social) – Le climat social tunisien se tend à nouveau. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, vendredi, une grève générale nationale pour le mercredi 21 janvier 2026, relançant un conflit ouvert avec le gouvernement sur fond de revendications sociales et salariales.

Un appel lancé sur fond de tensions croissantes

Dans un communiqué diffusé dans la matinée, la centrale syndicale évoque des « violations répétées des droits syndicaux » et une « marginalisation du dialogue social ». L’UGTT dénonce également les mécanismes d’ajustement salarial prévus dans le projet de loi de finances 2026, qualifiés de « symboliques » et « déconnectés de la réalité économique des travailleurs ».

Selon des sources proches de la centrale, la décision intervient après plusieurs semaines de consultations internes, au cours desquelles les structures régionales et sectorielles ont exprimé un mécontentement grandissant face à l’absence d’avancées tangibles dans les négociations.

Un message direct adressé au gouvernement

Cette grève, qui devrait concerner les secteurs publics et parapublics, représente « un avertissement clair » adressé aux autorités, selon des responsables syndicaux.

« Nous n’accepterons ni le gel des salaires déguisé, ni la remise en cause des acquis sociaux. La ligne est rouge », affirme un membre du bureau exécutif, sous couvert d’anonymat.

Le gouvernement, qui mise sur un budget serré et une orthodoxie financière stricte, devra désormais composer avec une mobilisation susceptible de perturber significativement les services essentiels.

Transports, écoles, administrations : un pays qui risque de tourner au ralenti

Sauf retournement inattendu, la journée du 21 janvier devrait être marquée par une paralysie quasi totale :

  • Suspension des cours dans les établissements publics,
  • Perturbation des transports,
  • Blocage administratif,
  • Services hospitaliers limités au strict minimum.

Les organisations patronales, déjà inquiètes de l’instabilité économique persistante, redoutent un impact supplémentaire sur l’activité.

Un bras de fer symbolique et politique

Cette mobilisation dépasse le seul terrain salarial : elle reflète une lutte plus large autour de la place du syndicat dans la scène publique.

Depuis plusieurs mois, les relations entre l’UGTT et l’exécutif ont atteint un point bas, chaque camp se reprochant l’absence de dialogue. La grève générale pourrait ainsi cristalliser une confrontation structurelle sur la gouvernance sociale du pays.

Pour de nombreux observateurs, ce rendez-vous du 21 janvier constitue un test crucial de la capacité de l’UGTT à mobiliser ses bases et de la volonté du gouvernement de maintenir sa ligne budgétaire.

Et maintenant ?

Aucune réunion de conciliation n’a pour l’instant été annoncée. En coulisses, certains ministres plaident pour une reprise rapide du dialogue afin d’éviter que la grogne sociale ne s’amplifie, dans un contexte économique particulièrement fragile.

D’ici là, tous les regards restent tournés vers la centrale syndicale, qui pourrait annoncer des mouvements supplémentaires si ses revendications restent lettre morte.

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