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21 films au Festival «My First Doc» à Nabeul, Bizerte et Djerba

UniversNews (CULT) – À l’heure où les récits dominants tendent à simplifier le monde, le cinéma documentaire s’impose plus que jamais comme un espace de complexité, de résistance et d’humanité. La nouvelle édition de MY FIRST DOC 2026 célèbre cette nécessité : celle de regarder, d’écouter, et de transmettre des histoires ancrées dans le réel, portées par des regards singuliers et courageux. Plus qu’une programmation, ce festival est une expérience collective. Chaque projection est une occasion de partager, chaque échange une possibilité de prolonger le film au-delà de l’écran. La 8e édition du Festival MY FIRST DOC propose une sélection exceptionnelle avec 21 films à voir du 23 au 26 avril 2026 à l’Espace Jeelen Art à Nabeul, à Bizerte et à Djerba.

Cette année, la compétition long-métrage nous emmène aux quatre coins du monde, au plus près des existences fragiles et puissantes. De Kisangani à Kaboul, des montagnes européennes aux routes texanes, ces films interrogent la mémoire, les identités, les conflits et les liens invisibles qui nous unissent. Dans Catcher, la quête d’un ancien lutteur devient un acte de résistance face à l’oubli. La vie de Hawa donne voix à trois générations de femmes confrontées à l’effondrement de leurs libertés.  Lupi Nostri explore la frontière mouvante entre science et émotion, tandis que Make it look real interroge la fabrication des images et des rêves. Enfin, ROAD 190 nous plonge dans l’intimité troublante d’un couloir de la mort, miroir d’une société en tension. Les formats moyens et courts poursuivent cette exploration du réel avec une intensité particulière. L’intime devient politique, et le quotidien révèle ses fractures invisibles. Des voix anonymes de la nuit de tous les mots aux trajectoires d’objets dans les Rossignols, des errances identitaires de Selegna aux expérimentations visuelles de soixante-sept mille secondes, chaque film compose une cartographie sensible de notre époque.

Hors compétition, les œuvres prolongent cette réflexion en ouvrant de nouveaux espaces : luttes environnementales, mémoires enfouies, héritages culturels et territoires en mutation. Ces films nous rappellent que le documentaire n’est pas seulement un regard posé sur le monde mais un geste souvent essentiel pour en préserver l’empreinte. Enfin, des films d’écoles de cinéma tunisiens présentent les débuts de démarches documentaires qui pourraient incarner le point de départ vers des projets prometteurs : des voix jeunes, affirmées, déjà conscientes des enjeux sociaux, culturels et artistiques qui traversent leur génération. (M.S)

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