
UniversNews (Justice) – La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu, à l’aube de ce vendredi, un verdict définitif concernant les accusés dans l’affaire connue sous le nom de «complot contre la sûreté de l’État».
Les verdicts ont été rendus comme suit :
Accusés détenus :
- Mohamed Khayem Ben Ibrahim Ben Mustapha Turki : 45 ans, amende de 100.000 dinars, confiscation des fonds, 5 ans de surveillance administrative (48 ans en première instance).
- Kamel Ben Youssef Ben Slimane Letaïef : 30 ans, amende de 100.000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (66 ans en première instance).
- Noureddine Abdallah Salem Bhiri : 25 ans, 5 ans de surveillance administrative (43 ans en première instance).
- Issam Ben Abdelaziz Ben Ahmed Chebbi : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).
- Jawhar Ben Ezzeddine Ben Mohamed Habib Ben Mbarek : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).
- Ghazi Ben Mohamed Ben El Hadi Chaouachi : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).
- Ridha Ben El Bechir Mohamed Belhaj : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).
- Abdelhamid Ben El Kader Ben Mohamed Jlassi : 10 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).
- Hattab Fathi Hattab Slama : non-lieu (4 ans en première instance).
- Ali Mahjoub Mohamed Hlioui : 33 ans (confirmé).
- Ridha Ali Jilani Charfeddine: 2 ans, plus 3 mois de surveillance administrative (16 ans en première instance).
- Sahbi Massoud Salem Atig : 10 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).
- Sayed Mohamed Bouraoui Ferjani : 10 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).
- Kamel Bechir Mohamed Bedoui : 13 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance)
Accusés en liberté :
- Ahmed Nejib Abdelaziz Ahmed Chebbi : 12 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).
- Chaima Issa Ibrahim Ben Behki : 20 ans, amende de 50.000 dinars, confiscation des fonds (18 ans en première instance).
- Mohamed Lazhar Akremi : non-lieu (8 ans en première instance).
- Chokri Ben Issa Bahriya : 19 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).
- Ayachi Ahmed Rabah Hammami : 5 ans, 2 ans de surveillance administrative (8 ans en première instance).
- Mohamed Mabrouk Mohamed Hamdi : 17 ans, amende de 20 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).
- Noureddine Ahmed Younès Boutar : non-lieu (10 ans en première instance).
- Karim Farid Laurent Ben Mohamed Gallati : 35 ans, amende de 50 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (25 ans en première instance).
- Mohamed Bechir Mohamed Bédoui : 13 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).
Accusés en fuite (peines confirmées) :
Peine confirmée de 33 ans avec exécution immédiate pour :
- Hamza Mohamed Rejeb Ali El Meddeb
- Mongi Salah El Arbi Dhaouadi
- Kamel Salem Saïd El Guizani
- Ridha Mahmoud Mohamed Idriss
- Mustapha Kamel El Haj Ali Nabli
- Kaouther Mohamed El Kamel Amara Eddaassi
- Mohamed Abderraouf Abderrahmane Mohamed Loussif Khalfallah
- Abdelmajid Omar Ahmed Ezzar
- Tasnim Rached Mohamed El Khrigi
- Nadia El Béji Hattab Akrache
- Rafik Ahmed Abderrahmane Chaabouni
Peines aggravées pour certains accusés en fuite :
- Najla Abdelatif Khalifa Letaïef : 43 ans, amende de 50 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (33 ans en première instance).
- Bouchra Belhaj Hamida : 33 ans, amende de 50.000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (confirmé).
- Bernard-Henri Lévy : 43 ans, 5 ans de surveillance administrative (33 ans en première instance).
Cette affaire remonte à février 2023, lorsque plusieurs responsables politiques de différents courants, ainsi que d’anciens ministres, avocats, hommes d’affaires et sécuritaires, avaient été interpellés pour des accusations liées notamment à la formation d’une entente en vue de comploter contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État.
Les charges retenues contre près de 40 accusés portaient, entre autres, sur :
- Complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État,
- Formation d’une entente terroriste et appartenance à celle-ci,
- Tentative de changer la forme de l’État par la violence,
- Incitation des populations à s’attaquer mutuellement,
- Troubles, meurtres et pillages liés à des crimes terroristes,
- Atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement.
Le 19 avril 2025, la cinquième chambre criminelle spécialisée du tribunal de première instance de Tunis avait prononcé des peines allant de 4 à 66 ans de prison.
Trois accusés avaient été radiés du dossier au stade du jugement de première instance, après avoir fait recours en cassation :
- Riadh Khmaïss Ammar Chebbi (liberté),
- Mohamed Kamel Hassouna Amara Jendoubi (en fuite),
- Noureddine Hamed Belgacem Ben Ticha (en fuite).



