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UIB : quand la gouvernance déraille et que les équilibres explosent !??!

Une inspection pour recomposer le C.A et éloigner les deux actionnaires : SASSI et BOUCHAMAOUI !!!

La société générale a désormais le contrôle absolu… !!

UniversNews – Comme l’a révélé Univers News, premier média à avoir investigué en profondeur la tourmente que traverse depuis plusieurs années l’Union Internationale de Banques, la crise actuelle ne relève plus de simples divergences internes. Elle s’apparente désormais à une fracture ouverte, où s’entremêlent gouvernance contestée, tensions capitalistiques et interrogations stratégiques de fond.

UIB : quand la gouvernance déraille et que les équilibres explosent !??! | Univers News
  • Une crise devenue publique !

L’épisode récent opposant Tahar Ben Hatira au Conseil d’administration marque un tournant. En rompant le silence, l’administrateur représentant les minoritaires a mis en lumière ce qu’il qualifie de dérives graves dans la gestion de la banque.

Ses critiques sont frontales : un modèle en perte de vitesse, une transformation digitale inachevée et des indicateurs financiers sous pression. Derrière ces constats, c’est toute la trajectoire stratégique de l’UIB qui est remise en cause.

  • Un modèle en perte de vitesse

Depuis le départ, en août 2025, de Kamel Neji de la direction générale — après près de deux décennies à la tête de l’institution — la banque semble évoluer dans une zone d’incertitude.

Le diagnostic avancé est sévère : système d’information jugé obsolète, processus encore largement manuels, notamment en matière de recouvrement, et absence de rupture technologique.

Les signaux financiers évoqués traduisent cette fragilité :

  • Recul du produit net bancaire
  • Pression accrue sur la marge d’intérêt
  • Dégradation du coefficient d’exploitation

Autant d’indicateurs qui, mis bout à bout, dessinent une perte progressive de compétitivité dans un secteur bancaire tunisien en mutation rapide.

  • Une inspection discrète aux enjeux majeurs
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Dans ce climat déjà tendu, une autre séquence, plus discrète mais potentiellement décisive, retient l’attention : l’inspection diligentée par Société Générale, maison mère de l’UIB.

Selon plusieurs sources proches du dossier, cette mission d’audit interne approfondi aurait porté à la fois sur la performance opérationnelle, la gouvernance et les dispositifs de contrôle. Si ses conclusions n’ont pas été officiellement rendues publiques, elles pourraient, selon certaines indiscrétions, mettre en évidence des faiblesses structurelles, des retards dans l’exécution stratégique et des dysfonctionnements dans les circuits de décision.

Plus encore, cette inspection pourrait servir de base à une reprise en main plus directe de la filiale tunisienne par le groupe, voire à une recomposition de son management. Dans un contexte de tensions avec les minoritaires, la publication — ou la fuite — de ces conclusions pourrait agir comme un véritable catalyseur, accélérant une crise déjà latente.

  • Kamel Neji : une présidence sous question

Mais au cœur de cette crise, une interrogation revient avec insistance : quel est réellement le rôle de Kamel Neji ?

Nommé Président du Conseil d’administration après avoir longtemps exercé comme Directeur Général, il incarne une figure centrale, respectée pour son expérience. Pourtant, plusieurs sources concordantes pointent une implication persistante dans la gestion opérationnelle et certaines décisions stratégiques.

Une situation qui, selon des standards internationaux de gouvernance, pose problème.

La séparation entre les fonctions de supervision (Conseil) et d’exécution (Direction générale) constitue un principe fondamental dans le secteur bancaire. Or, dans le cas de l’UIB, cette frontière semblerait s’être progressivement estompée.

Derrière cette confusion des rôles se profile une réalité plus sensible : celle d’une présidence qui exerce une influence directe sur la conduite opérationnelle de la banque, brouillant les mécanismes de contrôle interne et de reddition des comptes.

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  • Le point de rupture : le Conseil du 6 février 2026

La crise a atteint un seuil critique lors du Conseil d’administration du 6 février 2026.

En cause, une révision contestée du code de gouvernance, que Tahar Ben Hatira estime irrégulière. Selon lui, une telle initiative relève exclusivement du Conseil et ne saurait être impulsée par l’exécutif.

Mais au-delà de cet épisode, c’est la recomposition du Conseil qui cristallise les tensions.

La possibilité pour Société Générale, actionnaire majoritaire, de désigner jusqu’à 9 administrateurs sur 12 alimente les craintes d’un contrôle quasi absolu.

Pour les minoritaires, la question devient alors fondamentale : à partir de quel seuil la légitimité de l’actionnaire de référence bascule-t-elle dans l’abus de majorité ?

  • Abus de majorité et crispations internes

Les accusations vont plus loin. Tahar Ben Hatira évoque explicitement des pratiques assimilables à un abus de majorité.

Parmi les griefs :

  • Volonté d’imposer un Directeur Général expatrié
  • Marginalisation des compétences locales
  • Nomination controversée à la direction de la stratégie

Cette dernière, assortie d’une rémunération avoisinante 1,2 Million de dinars, cristallise les critiques dans un contexte de performance jugée dégradée.

Pour certains observateurs, ces décisions traduisent un décalage croissant entre les réalités locales et les orientations stratégiques dictées par l’actionnaire de référence.

  • Une crise symptomatique

Au-delà des personnes et des tensions conjoncturelles, la crise de l’UIB révèle des fragilités structurelles plus profondes :

  • Gouvernance des filiales de groupes internationaux
  • Équilibre entre contrôle capitalistique et ancrage local
  • Retard technologique du secteur bancaire

En filigrane, une interrogation stratégique majeure s’impose :

L’UIB est-elle encore pilotée dans une logique de développement local… ou est-elle devenue un simple actif dans une logique de gestion de portefeuille d’un groupe international ?

Une chose est sûre : la crise actuelle dépasse le cadre d’une gouvernance contestée. Elle pose, en creux, la question du modèle même de la banque tunisienne à l’ère de la globalisation financière.

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