Préparatifs pour la rentée universitaire: formation tenant aux besoins des étudiants et les exigences du développement,

Après le BAC, les nouveaux bacheliers attendent de savoir vers quelles filières ils seront orientés ce qui engage leur avenir immédiat. Le grand souci reste l’adéquation entre cursus académique et les besoins du marché de l’emploi.
Il est malheureux de devoir toujours rappeler que cette adéquation fait encore défaut, du fait d’une superposition de filières devenue boulimique depuis des décennies, filières condamnées à rester contre-productives. Au final, un taux de chômage chronique des diplômés du supérieur , particulièrement dans les filières des sciences humaines.
En attendant la grande réforme de l’enseignement , on procède à des réajustements ponctuels comme les mesures annoncées par le ministère de l’enseignement supérieur à l’occasion de la journée nationale de l’information sur l’orientation universitaire.
Préparatifs pour la rentée universitaire :formation avec les besoins des étudiants et les exigences du développement,
Dans cet esprit, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mondher Belaïd, a annoncé lors d’une conférence de presse tenue hier à la Faculté de médecine de Sousse a fait le point.
« Ces mesures reposent principalement sur l’adéquation entre les offres de formation avec les besoins des étudiants et les exigences du développement, ainsi que sur le renforcement des services universitaires et de l’accompagnement social » a-t-il précisé.
Le ministre a fait état d’une hausse du nombre de bacheliers pour l’année 2026 par rapport à l’année précédente, expliquant que cela a nécessité la fixation d’une capacité d’accueil universitaire adaptée au nombre attendu de nouveaux étudiants.
Et de préciser que la commission de la rentrée universitaire 2026 a élaboré des propositions relatives aux capacités d’accueil, en fonction des estimations de réussite fournies par le ministère, tout en prenant en considération les données relatives à l’encadrement pédagogique, les ressources disponibles dans les établissements universitaires, les capacités offertes en matière de logement et de restauration universitaires, ainsi que l’état des équipements et les travaux d’aménagement et de construction.
Selon Belaïd, les offres de formation universitaire ont été classées en dix grands domaines, couvrant notamment les lettres et les langues, les sciences humaines et sociales, la culture et les arts, le tourisme, l’animation et le sport, les sciences juridiques et politiques, les sciences économiques et de gestion, les sciences exactes, les technologies et l’architecture, les sciences de la santé, la médecine, la médecine dentaire et la pharmacie, ainsi que les sciences agricoles, la biotechnologie et l’environnement.
Par ailleurs, il a fait savoir que son département poursuit ses efforts visant à développer le système de licence à travers la révision des offres de formation, précisant que plusieurs dossiers relatifs aux formations fondamentales dans les secteurs public et privé ont été approuvés dans le cadre d’une nouvelle campagne visant à réhabiliter les parcours universitaires.
L’objectif étant de garantir la qualité de la formation et son adéquation avec les évolutions scientifiques et professionnelles.
S’agissant des services universitaires, le ministre a souligné que cette question constitue l’un des principaux axes d’intervention du département, dans la mesure où il contribue à garantir l’égalité des chances entre les étudiants et à leur permettre de poursuivre leur parcours universitaire dans les meilleures conditions.
Ces services comprennent notamment les bourses, les prêts et les aides sociales, le logement et la restauration universitaires, le soutien aux activités culturelles et sportives, ainsi que le suivi sanitaire et l’accompagnement psychologique.
Et d’ajouter que les fonds alloués au programme des services universitaires pour l’année 2026 s’élèvent à environ 476,477 millions de dinars, soit près de 20 % du budget global du ministère, ajoutant que les efforts sont déployés afin de renforcer les aides destinées aux étudiants, notamment les nouveaux inscrits en première année d’enseignement supérieur issus de familles à revenu moyen.
Pour Belaïd, l’amélioration de la qualité de la formation universitaire, la garantie des conditions de réussite des étudiants et la poursuite du développement du système d’orientation restent parmi les priorités de son département, afin d’aider les bacheliers à choisir des filières adaptées à leurs capacités, leurs aspirations et leurs perspectives futures d’insertion professionnelle.



