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Migration : la Tunisie citée parmi les pays envisagés par l’Italie pour accueillir des centres de rapatriement « modèle Albanie »

Tunis – Univers News. La Tunisie figure parmi les pays susceptibles d’accueillir des centres de rapatriement de migrants en situation irrégulière dans le cadre d’un nouveau dispositif que l’Italie entend proposer au niveau européen, selon le site italien VoxNews.

D’après cette source, Rome présentera mardi au Conseil européen une initiative visant à créer de nouveaux « hubs » de retour des migrants irréguliers sur le modèle de l’accord conclu avec l’Albanie. Ces structures seraient financées par des fonds européens et implantées principalement dans des pays africains.

Le « modèle albanais » fait référence à l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie prévoyant l’installation, sur le sol albanais, de structures destinées à accueillir des migrants interceptés par les autorités italiennes en mer avant l’examen de leur situation.

Une liste préliminaire des pays ciblés comprendrait notamment la Tunisie, aux côtés du Rwanda, du Ghana, du Sénégal, de la Libye, de la Mauritanie, de l’Égypte, de l’Ouganda et de l’Éthiopie, mais aussi des pays hors du continent africain comme l’Ouzbékistan, l’Arménie et le Monténégro, rapporte le média italien.

Parallèlement, l’Italie devrait également défendre une application plus stricte du mécanisme GSP+, qui prévoit des avantages commerciaux et douaniers pour certains pays en développement en contrepartie du respect d’engagements précis, parmi lesquels la coopération en matière de réadmission des ressortissants en situation irrégulière.

Le mécanisme GSP+ (Système de préférences généralisées plus) est un dispositif commercial de l’Union européenne qui accorde des avantages tarifaires supplémentaires à certains pays en développement afin de faciliter leur accès au marché européen. En contrepartie, les pays bénéficiaires doivent s’engager à respecter et à appliquer un ensemble de conventions internationales relatives notamment aux droits humains, au droit du travail, à l’environnement et à la gouvernance. Dans le débat migratoire actuel, certains pays européens souhaitent conditionner davantage ces avantages à une coopération effective des pays partenaires en matière de réadmission de leurs ressortissants en situation irrégulière.

Cette proposition intervient alors que plusieurs pays européens cherchent à renforcer les mécanismes de retour des migrants déboutés du droit d’asile et à externaliser une partie de la gestion migratoire au-delà des frontières de l’Union européenne.

KS

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