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Arrêts cardiaques : pourquoi les femmes tunisiennes en meurent-elles plus que les hommes ?

Le mode de vie des femmes a fortement évolué ces 30 dernières années,entrainant une progression régulière de leur exposition aux facteurs de risque cardio-vasculaire.Certains facteurs de risque sont associés à un risque cardio-vasculaire plus élevé et un moins bon pronostic chez la femme que chez l’homme. A âge égal, les femmes présentent plus de facteurs de risque cardio-vasculaires que les hommes. Plus de 80 % des femmes de plus de 45 ans en ont au moins deux. Leur risque de développer un infarctus du myocarde lié à l’hypertension, au diabète ou au facteur psychosocial est plus important.

Infarctus, arrêt cardiaque, AVC… Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des femmes dans le monde. Un phénomène révélé à la lumière des connaissances et des innovations récentes, dans les explorations comme dans les thérapeutiques, qui ont beaucoup progressé ces dernières années.Une étude tunisienne récente, menée par une équipe de médecins et publiée dans une revue scientifique de référence intitulée « Disparités de mortalité entre les sexes en Tunisie », conclut que les femmes sont plus susceptibles de décéder que les hommes en 2022 des suites de maladies cardiovasculaires telles que les maladies cardiaques, l’hypertension artérielle, la malnutrition, les troubles métaboliques, les maladies du système nerveux et les maladies rhumatismales et articulaires.Cette étude, qui s’appuie sur les données statistiques de l’Institut national de la santé pour 2022 et a calculé l’indice de risque de mortalité pour les femmes et les hommes, révèle que les causes de décès chez les femmes restent plus fréquentes que chez les hommes, notamment pour les maladies rhumatismales et articulaires (avec un taux absolu de 2), suivies des maladies du système nerveux (1,27), des maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (1,22) et des maladies cardiovasculaires (1,21).L’étude a précisé ces maladies sont  notamment les maladies cardiaques et l’hypertension (2,24), les maladies cérébrovasculaires (1,23), la maladie d’Alzheimer (1,67) et la démence (1,50).En revanche, les principales causes de décès chez les hommes sont les tumeurs malignes (0,78), les causes externes (0,63) et les maladies respiratoires chroniques telles que le cancer du poumon (0,21).

L’étude conclut que cet écart entre les sexes, mis en évidence par l’analyse des taux de mortalité, est dû à des différences biologiques et nécessite la prise en compte de ces facteurs. Des approches tenant compte du genre dans la planification, la prévention et l’organisation des soins sont nécessaires pour réduire ces inégalités de santé, en fonction de l’âge et du contexte régional.

                                 Mohamed Selim

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