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Enseignement secondaire: Vers une grève générale le 7 avril

UniversNews – Le bras de fer entre la Fédération générale de l’enseignement secondaire et le ministère de l’Éducation franchit un nouveau palier. Faute de dialogue et face à des promesses non tenues, le syndicat confirme son intention de paralyser les établissements scolaires le 7 avril prochain.

​Montassar Ben Romdhane, secrétaire général adjoint de la Fédération, a été on ne peut plus clair : la grève est désormais inévitable. Selon lui, cette décision radicale est la conséquence directe d’un blocage total des négociations. Le syndicat dénonce une absence de volonté politique de la part du ministère de tutelle pour s’asseoir à la table des discussions et trouver des solutions concrètes.

Si la question financière est souvent mise en avant, la Fédération insiste sur le fait que le malaise des enseignants est bien plus profond. Le mouvement de protestation s’articule autour de trois axes majeurs :

​- Délabrement des infrastructures : Des établissements scolaires dans un état critique qui ne permettent plus d’enseigner dans des conditions dignes.

​- Pénurie de ressources humaines : Un manque flagrant de personnel qui surcharge les classes et épuise les corps enseignants.

​- Réformes fantômes : Le syndicat critique vivement l’écart entre les discours officiels sur la « lutte contre la corruption » ou la « réforme du système éducatif » et la réalité du terrain, où rien ne semble bouger.

​Le représentant syndical a également fustigé ce qu’il qualifie de politique d’intimidation. Au lieu de l’ouverture et de la concertation, les enseignants feraient face à des pressions et à un discours de fermeté jugé contre-productif.

​Cette approche musclée ne semble avoir pour effet que d’augmenter le sentiment d’injustice et la colère dans les salles des professeurs.

L’avertissement lancé est sérieux. Si le ministère ne réagit pas rapidement en ouvrant un dialogue sincère et en respectant ses engagements précédents, la contestation pourrait prendre une forme beaucoup plus lourde.

​La Fédération évoque déjà une escalade des actions, pouvant aller jusqu’au boycott des examens nationaux. Une telle mesure placerait l’année scolaire sous une hypothèque majeure, créant une incertitude totale pour des milliers d’élèves et leurs familles.

​L’enjeu est désormais clair : le 7 avril sera un test de force. Soit le ministère accepte de négocier pour apaiser les tensions, soit l’école tunisienne s’enfonce dans une crise durable au détriment de l’avenir de la jeunesse.

KS

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