Tunis – Univers News Le professeur universitaire en économie Ridha Chkoundali a livré, dans un post publié sur Facebook , une lecture particulièrement sombre des crises qui secouent actuellement la Tunisie. Pour l’économiste, les pénuries de produits essentiels, l’envolée des prix et la prolifération des circuits parallèles témoignent du passage à une économie qui ne crée plus d’abondance, mais se contente de gérer la rareté.La crise de l’eau constitue, selon Ridha Chkoundali, le cœur de la crise « Je l’ai vécue et vue de mes propres yeux, chose que je n’avais pas vue depuis les années 1960.Je fais la queue depuis exactement deux heures pour deux bouteilles d’eau, et il me faudra encore au moins une heure pour avoir mon verre, si Dieu le veut. »
Ridha Chkoundali revient aussi sur les coupures d’électricité survenues durant les pics de chaleur et alerte surtout sur les répercussions sociales et morales de cette crise « Un gouvernement doté d’une bureaucratie tentaculaire et d’une des plus grandes administrations au monde, en termes d’effectifs, reste les bras croisés, à regarder les conditions sociales se dégrader jour après jour sans lever le petit doigt.Et je ne parle même pas des coupures d’eau et d’électricité quatre fois par jour et de la misère dans laquelle vivent les citoyens, privés même d’une bonne nuit de sommeil.L’Égypte, avec ses 100 millions d’habitants et ses finances publiques tendues, n’a jamais rien connu de tel.
L’économiste Chkoundali propose enfin une issue pour cette crise surtout dit-il que « Nous avons moins de 12 millions d’habitants, et nos problèmes sont d’une simplicité enfantine. Tous les experts et spécialistes s’accordent sur le diagnostic et les solutions. Alors qu’attendez-nous ? »
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