
UniversNews (Santé) – Si le sel est un acteur majeur de l’hypertension (il fait retenir l’eau, augmentant le volume sanguin), d’autres facteurs comme le stress, le manque d’exercice, une alimentation riche en sucres et graisses saturées, l’excès d’alcool, le tabagisme, le surpoids, et même la génétique contribuent aussi fortement à faire monter la tension artérielle. Les aliments transformés, la réglisse et les plats industriels sont des sources de sel caché.
Quand on fait de l’hypertension artérielle, avoir la main légère sur le sel est un réflexe bien ancré. Pourtant, un autre aliment auquel on ne pense pas forcément agit lui aussi sur la tension et alerte les cardiologues, surtout s’il est consommé en excès, mais auquel les hypertendus ne pensent pas du tout. Tartiné sur du pain ou utilisé généreusement en cuisine, il fait partie des habitudes alimentaires quotidiennes de quasiment tous les foyers, c’est… le beurre. Ses effets ne se manifestent pas forcément immédiatement.
« Bien que le beurre n’entraîne pas de hausse immédiate de la tension artérielle, une consommation élevée de graisses saturées sur le long terme contribue à la rigidité artérielle, aux dysfonctionnements vasculaires et à l’augmentation du risque cardiovasculaire » explique un cardiologue.
La situation devient encore plus problématique avec le beurre salé car il ajoute du sodium à un aliment déjà riche en graisses saturées, créant ainsi un double mécanisme d’élévation de la tension artérielle. Chez les personnes hypertendues ou sensibles au sel, même des quantités modérées peuvent suffire à faire grimper la tension. Le cardiologue rappelle que les autorités sanitaires recommandent de limiter le sodium entre 1,5 et 2 grammes par jour. Dans ce contexte, le beurre salé peut peser lourd dans l’apport quotidien, surtout lorsqu’il s’ajoute aux aliments transformés et aux repas pris à l’extérieur.
Des alternatives existent pour limiter l’impact sur la santé cardiovasculaire. « Des études de substitution démontrent que remplacer seulement 15 grammes (soit environ une cuillère à soupe) de beurre par des huiles végétales améliore le profil lipidique et réduit le risque de mortalité globale ».
Pour la cuisson, l’huile d’olive et l’huile d’avocat sont adaptées, tandis qu’en pâtisserie, le yaourt ou certaines compotes de fruits, comme la compote de pommes, permettent de conserver texture et moelleux en réduisant la part de beurre de la recette.



