
UniversNews (Migration) – La situation tourne au vinaigre, dans le gouvernorat de Sfax, avec le nombre de migrant clandestins qui deviennent de plus en plus incontrôlables et agressifs, au point qu’ils commettent des braquages contre de citoyens innocents, à toute heure de la journée.
Certes, pour ces migrants subsahariens qui aspiraient à « s’évader de leur pauvreté » en regagnant l’Europe, la Tunisie n’est pas le paradis espéré, et ils ne trouvent plus de moyens de subsister. Il suffit de voir le nombre de mendiants, de collecteurs de bouteilles en plastique… et, maintenant, les « gardiens de parkings anarchiques », pour comprendre que leur patience a des limites et qu’ils sont prêts à tout, pour survivre et pour gagner de l’argent !!! En face, il y a cette représentation de l’Office de la migration de l’ONU indolente, avec des responsables qui se prélassent dans des logements et des bureaux luxueux, sur les Berges du lac de Tunis
Le rythme des opérations de « retour volontaire des migrants irréguliers » d’Afrique subsaharienne s’est nettement intensifié en Tunisie. Ces départs sont désormais coordonnés depuis un camp d’hébergement centralisé situé dans la délégation d’El-Amra (gouvernorat de Sfax), mis en place par les autorités tunisiennes pour permettre à ces personnes de regagner dignement leur pays d’origine.
Des sources locales du camp ont indiqué, mardi, que ce programme gouvernemental se distingue par sa rapidité d’exécution par rapport aux circuits internationaux traditionnels. Alors que les procédures de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) peuvent exiger entre neuf mois et un an d’attente, le dispositif tunisien garantit un traitement en moins de deux semaines. Cette efficacité a déjà permis le rapatriement volontaire de plus de 4 000 migrants et continue d’attirer de nouveaux candidats, à l’instar d’un groupe de 50 personnes arrivé aujourd’hui même depuis Tunis.
Le camp de rapatriement d’El-Amra, établi sur un terrain domanial, enregistre un flux quotidien continu de demandes. Actuellement, environ 400 migrants y sont hébergés après avoir finalisé toutes les formalités administratives de départ. Les résidents représentent diverses nationalités d’Afrique subsaharienne, principalement des Ivoiriens, des Guinéens, des Camerounais, des Maliens, des Nigérians, des Burkinabés, des Sénégalais et des Sierra-Léonais.
Créé à la mi-juin dernière, ce site est cogéré par la Garde nationale et le Croissant-Rouge tunisien. Au cœur des oliveraies d’El-Amra, les bénévoles assurent des prestations de subsistance et des soins médicaux de base. En plus de l’aspect humanitaire, les responsables du site soulignent que la création de cette structure a favorisé le démantèlement progressif des camps informels et anarchiques de la région, tout en incitant une majorité de migrants à abandonner leur projet d’exil pour choisir le retour volontaire.
Le plus grand souhait est que cela marche… parce que cette question des migrants clandestins subsahariens qui prolifèrent de plus en plus constitue une bombe à retardement qui risque de nous éclater au visage d’un jour à l’autre… si on prend en considération la crise sociale qui sévit en Tunisie. (F.S.)



