
UniversNews (MONDE) – Une opération sécuritaire libyenne menée dans la ville d’Al-Koufra a permis de démanteler l’un des centres de détention illégaux les plus dangereux. Une prison souterraine secrète, située dans le sud-est de la Libye, a été découverte, où des centaines de migrants étaient retenus depuis plus de deux ans.
Selon des sources sécuritaires bien informées, l’opération a permis la libération de 221 migrants de diverses nationalités africaines, dont des femmes et des enfants. Ils étaient détenus dans une prison secrète construite à près de trois mètres sous terre, gérée par un réseau de trafic d’êtres humains. Selon les premiers témoignages, les détenus étaient soumis à des conditions de vie déplorables, notamment la malnutrition, l’absence de soins médicaux et la privation de produits de première nécessité. Plus d’une dizaine de cas critiques ont été transférés dans des hôpitaux pour y recevoir des soins urgents, tandis que les autres survivants ont été placés sous assistance médicale et humanitaire jusqu’à la fin des procédures légales.
Les responsables sécuritaires ont confirmé que le raid a eu lieu après des semaines d’enquêtes minutieuses qui ont permis de déterminer l’emplacement de la prison souterraine secrète et d’arrêter les individus qui en étaient responsables, notant que les enquêtes sont toujours en cours pour démanteler l’ensemble du réseau impliqué et déterminer ses extensions à l’intérieur et à l’extérieur de la région.

Ces événements ont été concomitant avec l’annonce, quelques jours auparavant, par les autorités, de la découverte d’une fosse commune contenant les corps d’au moins 21 migrants dans une ferme de la ville d’Adjedabia, dans l’est du pays, un incident choquant qui a remis en lumière l’ampleur des violations dont sont victimes les migrants en situation irrégulière.
Le bureau du procureur général a expliqué que des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes des décès et s’il s’agit du résultat de négligences et de famine ou d’une élimination délibérée par des réseaux de contrebande.
Ces incidents témoignent de l’activité croissante des réseaux de trafic d’êtres humains dans certaines régions libyennes où ils exploitent la situation sécuritaire et les routes migratoires irrégulières, ce qui pose des défis importants aux autorités locales pour faire face à ce phénomène, dans un contexte de revendications en matière de droits humains visant à intensifier les efforts de sécurité et à renforcer la coopération internationale pour protéger les migrants et poursuivre les personnes impliquées.



