
UniversNews (Politique) – Ils les avaient hébergés durant des décennies, pour les utiliser là où le veulent, sans frais ni possibilité de ne pas obtempérer… mais, maintenant, ils les rejettent comme des torchons qui ne servent plus à rien. Après des décennies de soutien inconditionnel aux Frères musulmans, notamment à des figures comme Ghannouchi et ses acolytes, et après avoir laissé des dirigeants extrémistes accéder au pouvoir et agir sous couvert de libertés, le gouvernement britannique a annoncé en mars 2026 la mise en œuvre de ce qu’il a appelé la «Loi globale sur la loyauté nationale».
Cette loi met fin à l’ère du «multiculturalisme» qui, selon ses détracteurs, a permis l’émergence de sociétés parallèles au sein même de la Grande-Bretagne. Elle confère aux autorités de larges pouvoirs, y compris celui de fermer tout centre ou salle de prière promouvant des idées contraires aux valeurs libérales britanniques, comme l’appel à l’allégeance à des autorités étrangères ou l’incitation au séparatisme social. Elle prévoit également le retrait immédiat des licences des associations recevant des financements d’organisations classées comme «islam politique».
Cette orientation est concomitante avec la multiplication des signalements de retour d’éléments extrémistes, une mesure que le gouvernement justifie par la nécessité de protéger la sécurité nationale, même au prix de ne pas respecter certaines libertés.
Ce qui est certain, c’est que Londres a entamé, bien que tardivement, une révision de sa politique, ayant pris conscience que la clémence envers l’extrémisme, qu’il soit politique ou violent, pourrait avoir un coût élevé pour l’État et la société.
C’est un retour de manivelle marquant la fin, peut-être de ce fléau qui a été au cours des dernières années, l’arme de prédilection pour saper les fondements de sociétés arabo-musulmanes, et Londres a longtemps été considéré comme un centre logistique et intellectuel clé pour les Frères musulmans en Europe, servant de refuge pour de nombreux membres fuyant la répression au Moyen-Orient. La confrérie y est surveillée par le renseignement britannique, le MI5, qui évalue régulièrement leurs activités et leur influence sur la scène islamiste locale.
Le gouvernement britannique a mené des enquêtes sur la confrérie, notamment sur ses liens avec des réseaux extrémistes, le MI5 examinant ses activités, comme mentionné dans des rapports de janvier 2026. La présence des Frères musulmans s’inscrit dans un contexte d’immigration importante en provenance des anciennes colonies britanniques après la Seconde Guerre mondiale.
La présence et les activités de ces groupes font régulièrement l’objet de débats sur la radicalisation et l’intégration au sein de la société britannique.



