Gros planECONOMIE

Pétrole à plus de 100 USD: Quels risques pour l’économie tunisienne… selon Chkoundali??!!!

UniversNews (Energie) – Les prix des carburants pourraient connaître une nouvelle hausse, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient qui ravivent les craintes d’un nouveau choc énergétique. Pour un pays comme la Tunisie, très dépendant des importations de pétrole, cette hausse pourrait vite se faire sentir dans les prix et peser sur l’économie. Cette perspective ravive immédiatement les inquiétudes concernant le pouvoir d’achat et le coût du transport.

La remontée des cours du pétrole sur les marchés internationaux rend cette révision presque inévitable. L’expert en économie Ridha Chkondali a évalué, dans un post, les répercussions économiques de la guerre en cours au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne et l’économie mondiale. « Pour la Tunisie, le prix mondial du pétrole, dimanche 15 mars 2026, était d’environ 103 dollars, tandis que les prévisions budgétaires pour 2026 tablaient sur environ 63,3 dollars. Cela signifie que nous avons dépassé ce prix de 40 dollars. Si ce prix se maintient à ce niveau jusqu’à la fin de l’année, cela entraînera une perte de 6,4 milliards de dinars pour le budget de l’État, soit l’équivalent des dépenses consacrées au développement. L’État doit choisir entre quatre solutions, toutes inacceptables et aux répercussions économiques et sociales très négatives :

  • Premièrement, reporter tous les projets prévus dans le budget de l’État pour 2026.
  • Deuxièmement, reporter les embauches dans le secteur public. Nous nous sommes engagés à recruter 53 000 nouveaux fonctionnaires.
  • Troisièmement, augmenter les prix des carburants sans compenser la différence par des subventions.
  • Quatrièmement, reporter l’augmentation des salaires à l’année prochaine.

Outre les répercussions sur les finances publiques, Ridha Chkondali précise que « la hausse continue des prix mondiaux du pétrole entraînera des répercussions inflationnistes, avec une augmentation d’environ un point de pourcentage, ce qui pourrait inciter la Banque centrale à relever à nouveau son taux directeur. Cette augmentation creusera le déficit commercial. La balance des paiements sera affectée en premier lieu par la baisse des transferts de fonds des Tunisiens de l’étranger et des recettes touristiques. Ce qui diminuera les réserves de change et aura un impact sur la valeur du dinar.

Pour l’expert en économie, « le scénario le plus favorable pour la Tunisie serait un retour au calme dans la région grâce à des efforts diplomatiques, ce qui lui épargnerait d’importantes répercussions financières, économiques et sociales. Tous ces développements nécessitent la mise en place, par le gouvernement et la présidence, d’un comité d’urgence économique composé des meilleurs experts économiques, afin d’examiner les approches et les politiques les plus efficaces pouvant être intégrées à une loi de finances rectificative pour éviter le pire » dit-il. (M.S).

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page