
UniversNews (Social) – L’ordre du jour de la réunion de la commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), prévue le 22 janvier 2026, comprend deux points principaux. Le premier concerne l’Assemblée général ordinaire, et le second la grève générale, dont le porte-parole officiel du syndicat, Sami Tahri, avait précédemment confirmé l’annulation. Cela soulève des questions quant aux motivations derrière la réactivation de ce sujet…
Il ne fait aucun doute -et les membres du syndicat et les analystes s’accordent à le dire- que la crise a atteint un stade avancé au sein des structures syndicales, malgré les tentatives de brouillage et la mise en scène de démissions fictives. Les tentatives visant à lier le congrès ordinaire à la grève révèlent que cette dernière est passée d’un outil de lutte à un moyen de pression interne, utilisé pour mesurer l’influence, la légitimité et la capacité de mobilisation.
En plus du revirement du secrétaire général de la centrale syndicale, à propos de sa démission, on compte, aussi, celui d’Anouar Ben Gaddour, membre du Bureau exécutif national qui a déposé hier, vendredi 16 janvier 2026, une rétractation officielle de sa démission, annoncée à la même date de celle de Taboubi.
les membres de la commission administrative, y compris les secrétaires généraux des syndicats régionaux et des fédérations avaient demandé à Ben Gaddour de retirer sa démission et de contribuer à surmonter la crise interne que traverse actuellement L’UGTT.
La réunion du jeudi prochain est sans aucun doute cruciale et décisive, car elle déterminera non seulement le sort de la grève, mais aussi l’image du syndicat pour la suite. Son calendrier –quelques jours seulement avant l’annonce de la grève– témoigne de la confusion et des tensions qui règnent au sein de l’organisation syndicale, ainsi que sur l’ampleur des défis qui l’attendent, notamment la colère croissante de ses militants. Les semaines à venir révéleront si le syndicat peut transformer sa crise en une opportunité de reconstruire son rôle historique, ou s’il se dirige vers une fragmentation accrue à un moment national qui ne peut tolérer ni vide syndical ni aventures inconsidérées.



