
UniversNews (Social) – Le Congrès électif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) démarre aujourd’hui, dans un climat délétère. Il est arrivé, au moment où la direction et l’opposition s’affrontent à couteaux tirés, marquant une étape qui risque d’être lourde de conséquence, pour une centrale syndicale moribonde et qui risque d’imploser, sous les coups de boutoir de membre qui agissent selon le principe de «après moi le déluge»!!!
La centrale syndicale est en léthargie… ce qui est un fait, alors que les différentes parties en conflit ne cherchent qu’à faire tomber « l’adversaire » sans proposer de solutions, parce qu’ils sont dans la crainte de ne plus trouver de place et que ne veulent que faire perdurer la crise qui n’a qu’assez duré.
C’est le cas, avec le dirigeant et coordinateur de l’opposition syndicale au bureau actuel, Taïeb Bouaïcha qui vient ajouter de l’huile sur le feu. Il a affirmé tout de go que l’opposition avait dénoncé, par des communiqués officiels et des actions de terrain, l’illégalité du congrès de l’UGTT, qui démarre aujourd’hui et se poursuivrait 26 et 27 mars 2026.
Il a précisé que l’opposition syndicale n’avait pas encore interjeté appel, mais avait averti de la possibilité de recours en justice de la part de diverses parties, qu’il s’agisse de membres du syndicat opposés au congrès ou d’entités estimant que l’activité syndicale est menacée.
Il a expliqué que les motifs des pourvois potentiels sont nombreux, notamment des désaccords au sein même de la direction syndicale concernant la légalité et la composition du bureau du gongrès. Il a évoqué des conflits antérieurs au sein des instances dirigeantes quant à la mise en place des conditions légales nécessaires à sa tenue. Il a également noté que certains membres du bureau exécutif n’approuvaient pas la tenue du congrès à la date prévue.
Le précédent appel relatif à la modification de l’article 20 a démontré les risques liés au recours aux tribunaux, l’organisation subissant une pression juridique prolongée qui l’a affaiblie et rendue vulnérable au chantage. Selon les informations actuelles, il a suggéré qu’une annulation du congrès par le tribunal est probable, ce qui pourrait engendrer une situation plus complexe au sein de l’organisation.
Il a soutenu que le nombre élevé de candidatures soumises au bureau exécutif, dépassant la centaine, reflétait moins une dynamique démocratique qu’une lutte pour les postes et le pouvoir, en l’absence de véritable débat sur les programmes essentiels et les enjeux concernant l’avenir du travail syndical.
Le coordinateur de l’opposition syndicale a également critiqué le manque de débat sur les questions majeures, telles que les défis économiques et sociaux et les options d’action syndicale, jugeant les conflits actuels superficiels et davantage axés sur le positionnement que sur les intérêts des travailleurs.
Dans ce climat asphyxiant dans lequel chacun y ajoute du sien pour rendre la situation explosive… il est certain que, même si on arrive à régler toutes les questions en suspens… il y aura, toujours, des mécontents qui vont prendre la succession pour le travail de sape !!!



