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Les Etats-Unis et leur «talon d’Achille»… face aux mines iraniennes!!!

UniversNews (MONDE) – La guerre engagée par les Etats Unis et leurs protégés israéliens vient de lever le voile sur les nombreuses défaillances, dans le système guerrier américain… qui, selon leur statut de plus grande puissance mondiale, n’avait pas le droit de dormir sur ses lauriers et veiller à perpétuer la terreur qu’elle sème -s’il en existe- en bombant le torse!!!

Malgré les destructions qu’ils ont accomplies, les USA ne peuvent pas nier que les Iraniens leur ont rabaissé le caquet, surtout avec les missiles et les drones qui ont mis à nu la défaillance de leur dôme de fer, ainsi que, surtout, la pénurie de munitions dont l’Oncle Sam a subie… Et, maintenant, voilà qu’une nouvelle donne qui vient prouver la vulnérabilité de la flotte US, face aux mines iraniennes.

Le 13 mars, le président Trump avait annoncé la destruction de « la totalité des 28 bateaux iraniens poseurs de mines ». Mais le Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) n’a confirmé que 16 navires détruits.

Surtout, cette destruction – même totale – ne résoudrait pas le problème. Dans un rapport de 2015, le Think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS) rappelle que « l’Iran peut utiliser pratiquement n’importe quel navire de surface pour poser des mines, y compris les boutres qui traversent le Golfe en tant que navires commerciaux ». Le groupe de réflexion Australian Strategic Policy Institute (ASPI) précise que Téhéran dispose « de plusieurs options pour le déploiement, notamment l’utilisation de centaines, voire de milliers, de bateaux » ordinaires, ainsi que de ses sous-marins de poche de classe Ghadir. Autrement dit: même sans navires spécialisés, l’Iran conserve sa capacité de minage.

Cette incertitude même constitue une arme. L’effet psychologique, qui paralyse le commerce maritime, restera presque le même avec ou sans mines réelles. « De simples signalements de mines suffisent à perturber le trafic maritime », explique l’ASPI. Ce qui est en revanche établi, c’est la capacité iranienne. Son arsenal est estimé entre 2000 et 6000 mines (voir 1er encadré). Et face à cette menace potentielle, les Etats-Unis se découvrent démunis.

Les négligences se paient cash !!!

Le 25 septembre 2025 à Bahreïn, la marine américaine a retiré du service ses quatre derniers navires de lutte contre les mines de classe Avenger déployés dans le Golfe, détaille le Naval Institute. Un mois plus tôt, en août, le détachement d’hélicoptères MH-53E Sea Dragon –pilier des opérations antimines aéroportées depuis des décennies– avait été dissous. Résultat: « L’US Navy ne dispose plus d’une capacité dédiée à la lutte contre les mines aéroportée », indique le Naval Institute.

« La lutte antimines a été constamment sous-priorisée », souligne le capitaine Kevin Eyer dans son rapport paru en avril 2026. « Historiquement, la marine américaine s’en remettait à un partage des tâches au sein de l’OTAN: les alliés fournissaient des capacités antimines, tandis que les Etats-Unis se concentraient sur la projection de puissance », explique cet expert. Cette division du travail s’inscrivait dans les « stratégies de compensation » de la Guerre froide: face à la supériorité numérique soviétique, Washington a privilégié la haute technologie au détriment de capacités jugées secondaires.

La Marine prévoit d’acquérir 24 modules de mission antimines pour ses navires de combat littoral, mais seuls quatre sont opérationnels à ce jour, selon le Naval Institute. Le programme lancé en 2002-2003 n’a atteint sa capacité opérationnelle qu’en 2023, vingt ans plus tard.

Dans le détroit d’Ormuz, le véritable défi, actuellement, ne consiste pas seulement à détecter des mines, mais à prouver leur absence. « Une fois posées, les mines ne peuvent être récupérées, seulement déminées », rappelle le Naval Institute. « Sans une connaissance précise des mines déployées et de leur emplacement, le déminage du détroit est une tâche colossale », ajoute le groupe de réflexion.

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