UniversNews (Education) – La réussite au bac 2026 illustre de profondes disparités régionales en Tunisie, creusant les inégalités d’accès à l’éducation entre les zones côtières favorisées et les régions intérieures. Les résultats de la session principale du baccalauréat 2026 révèlent des disparités notables entre les différentes régions du pays. La délégation régionale de l’éducation de Sfax 2 s’est classée en tête au niveau national avec un taux de réussite de 55,16 %, suivie de Sfax 1 (52,61 %) et de Médenine (49,25 %).
Mahdia occupe la quatrième place avec 46,85 %, devant Monastir (45,34 %) et Sousse (44,77 %). Les délégations de l’Ariana, de Ben Arous et de Tunis 1 figurent également parmi les dix premières, avec des taux de réussite compris entre 42,51 % et 41,26 %. À l’inverse, Jendouba a enregistré le taux de réussite le plus faible du pays avec 26,48 %, précédée de Kasserine (26,66 %) et de Gafsa (28,57 %). Siliana, Tozeur et Zaghouan affichent également des résultats inférieurs à la moyenne nationale, sachant que le ministère de l’Éducation a annoncé un taux de réussite global de 35,67 % à la session principale du baccalauréat 2026.
Ces écarts mettent en lumière une réalité structurelle : l’inégalité des chances face à la réussite. Les disparités en termes d’infrastructures scolaires, de couverture du programme, et de moyens socio-économiques des familles empêchent un grand nombre d’élèves des zones défavorisées d’accéder aux mêmes conditions de révision et d’encadrement que leurs pairs des zones côtières.
Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et d’élèves, explique qu’il y a une forte corrélation entre les taux de réussite avec le niveau social, économique et culturel des différentes régions du pays. « On note des taux de réussite supérieurs à 50 % pour les régions de la Côte Est du pays à l’exception du gouvernorat de Gabès. Le reste des gouvernorats ont des taux inférieurs à 50 %. Les gouvernorat enclavés et frontaliers ont des taux de réussite en deçà de 40 % à l’instar de Siliana, El Kef, Tozeur, Kébili, Kairouan, Sidi Bouzid, Jendouba, Kasserine et Gafsa qui talonne le pas avec un taux de réussite 28.82 %.Ce sont tout simplement les symptômes d’une école à plusieurs vitesses, une école qui ne répond plus aux critères de qualité et elle loin d’être plus ascenseur social. Elle survit uniquement grâce à l’investissement des familles aisées dans les cours particuliers », selon notre orateur. (M.S).



