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Crédit sur l’honneur: Des centaines de milliers de candidats… pour 17.160 offres!!!

* La capacité de financement se limite, dans les faits, à 14.300 particuliers et 2.860 entreprises de taille moyenne

UniversNews (SEF) – Le premier jour de mise en service des plate-formes électroniques dédiées aux demandes de « crédits sur l’honneur » en Tunisie a suscité un engouement exceptionnel, avec des centaines de milliers de candidatures. Cette affluence a rapidement mis en évidence un écart considérable entre les attentes du public et les ressources financières réellement disponibles pour ce programme.

En effet, l’analyste financier Moez Hadidane a souligné que la capacité de financement se limite, dans les faits, à 14.300 particuliers et 2.860 entreprises de taille moyenne. Ce constat repose sur le budget global alloué estimé à environ 120 millions de dinars répartis entre les banques participantes. Il destiné à permettre aux particuliers, aux micro-entreprises et aux sociétés communautaires d’accéder à des prêts avantageux, sans intérêts ni garanties bancaires classiques, assortis de conditions de remboursement et de délais de grâce flexibles.

Cet afflux massif a engendré une perturbation manifeste et une pression technique sur les systèmes numériques de certains établissements bancaires. Prises au dépourvu par l’ampleur de la demande, les banques concernées ont soudainement exigé des documents supplémentaires que la plupart des clients étaient dans l’impossibilité de fournir dans l’immédiat.

Cette situation a été qualifiée par Moez Hadidane d’erreur d’appréciation ; celle-ci aurait pu être évitée si la Banque centrale de Tunisie (BCT) avait clairement défini les documents requis dès le départ, ou si les banques les avaient publiés deux semaines avant la date d’inscription, permettant ainsi aux demandeurs de prêt de constituer leurs dossiers en amont.

Il a par ailleurs souligné que la disparité des exigences d’une institution financière à l’autre —telles que l’obligation de fournir une attestation d’affiliation à la sécurité sociale ou un document relatif aux engagements financiers, pourtant déjà disponibles dans le système bancaire interne— compromet le principe d’égalité et d’équité des chances entre les citoyens. Cette situation place également la crédibilité des mécanismes réglementaires et de contrôle de la BCT —fondés sur l’horodatage et l’antériorité du dépôt— face à un défi réglementaire et technique complexe.

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