
UniversNews (NAT) – Le nombre d’apprenants dans le système national de formation professionnelle devrait atteindre près de 85500 en 2027, contre 77800 en 2026 et 74900 en 2025, selon les prévisions inscrites dans le projet de budget de l’État pour 2027 et le Plan de développement 2026-2030.
Cette progression s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser la gouvernance du secteur, à adapter les formations aux besoins évolutifs du marché de l’emploi et à renforcer l’employabilité des diplômés, tout en favorisant l’inclusion sociale et la réduction des disparités régionales.
Pour 2027, le dispositif national de formation homologuée prévoit d’accueillir 55500 apprenants dans les établissements publics, contre 51300 en 2026, et 30000 dans les structures privées, contre 26500 un an auparavant. En parallèle, les mécanismes de formation continue devraient bénéficier, dès 2026, à 3230 entreprises, pour un volume estimé à 168800 participations de salariés aux actions de formation.
Afin de mieux répondre aux exigences du tissu économique, le ministère prévoit de mettre en place une nouvelle ingénierie de la formation initiale, fondée sur des troncs communs sectoriels et des parcours de spécialisation. Ce chantier comprend la révision des normes existantes, l’élaboration de 16 nouvelles normes et la formation de 950 cadres pédagogiques et fonctionnels.
Le déploiement du label qualité « Kafaet » au sein des établissements figure également parmi les mesures prévues pour améliorer la qualité des formations. De nouvelles spécialités seront, par ailleurs, développées, notamment dans la maintenance des véhicules électriques, hybrides et poids lourds, ainsi que dans la conception de machines à moules.
Le dispositif prévoit aussi de structurer le tutorat en entreprise dans plusieurs secteurs porteurs, notamment les technologies de l’information, les énergies renouvelables et l’aéronautique, afin de rapprocher davantage les compétences acquises en formation des besoins des entreprises. Sur le plan social, les efforts porteront notamment sur la mise en œuvre du Programme national de la nouvelle chance et de la deuxième chance.
Les interventions prévues comprennent l’aménagement de deux nouveaux espaces dans les gouvernorats de Tunis et de Siliana, la poursuite des travaux du centre de Sousse, ainsi que la rénovation des équipements et des unités d’hébergement. Le dispositif prévoit également la révision du mécanisme du chèque-formation au profit des jeunes issus de familles à faibles revenus, des décrocheurs scolaires et des personnes en situation de handicap.
La révision du cadre juridique régissant la bourse de formation initiale figure également parmi les mesures annoncées. La transformation du secteur reposera également sur le développement des outils numériques et le soutien à l’innovation. À ce titre, le programme prévoit l’installation de mini-laboratoires d’intelligence artificielle dans les centres de formation, la création d’un laboratoire d’innovation verte à Tozeur et la généralisation des clubs d’initiative privée.
L’administration prévoit, en outre, de finaliser la mise en place d’un système d’information intégré dédié à la gestion de la formation professionnelle privée et de poursuivre le développement de la plate-forme du Répertoire tunisien des certifications.
Une phase pilote de validation des acquis de l’expérience sera également lancée dans les domaines du tourisme, de l’hôtellerie et de la mécanique, afin de mieux reconnaître les compétences acquises en dehors des parcours de formation classiques.
À travers ces différentes mesures, le secteur de la formation professionnelle entend renforcer son rôle dans le développement des compétences, l’amélioration de l’accès à l’emploi et la réduction du chômage, tout en contribuant à un développement économique plus équilibré entre les régions.



