
UniversNews (Commerce) – La question évoqué sur les colonnes d’UniversNews concernant des tentatives initiées par le ministre du Commerce, pour la baisse de certains prix de première nécessité, pour la consommation des ménages, ce qui n’est pas évident, surtout au vu de la conjoncture internationale.
L’initiative est à saluer, toutefois, il n’est pas évident que des baisses substantielles soient consenties par les grandes surfaces, surtout que la fixation des prix dépend d’une chaîne, à la suite de laquelle chacun doit trouver son compte, notamment les grandes surfaces dont la situation n’est pas vraiment florissante, au vu de la conjoncture internationale et des charges fiscales qu’elles supportent.
D’ailleurs, la réaction du président de la Chambre syndicale des grandes surfaces, Hédi Bacour, a donné un aperçu «avec une certaine réserve» sur ce qui peut arriver, dans ce domaine, dans une intervention sur les ondes de la radio Mosaïque FM. Et, voici les grandes lignes qui jaillissent de cette intervention:
⬛L’année 2027 s’annonce particulièrement difficile en matière de prix, dans un contexte marqué par la persistance de défis économiques, tant à l’échelle mondiale que locale.
⬛Les sombres perspectives concernant les prix en 2027 ne découlent pas uniquement de facteurs internes ; elles sont étroitement liées à des variables internationales, qui se résument principalement aux points suivants :
– La hausse mondiale des prix des produits de base, avec les marchés internationaux enregistrant une augmentation continue des coûts des ressources essentielles et de l’énergie.
– L’instabilité géopolitique : la persistance des tensions et des conflits, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine, pèse lourdement sur les échanges commerciaux et les chaînes d’approvisionnement mondiales.
– Ces facteurs exogènes et ces crises externes se répercutent directement sur le coût des matières premières destinées à la production en Tunisie, ce qui exerce une forte pression financière sur les producteurs et les fournisseurs, et finit par se traduire par une hausse des prix à la consommation.
Toutefois, Hédi Baccour n’a pas fermé la porte à cette possibilité, puisqu’il fait allusion à l’acceptation du principe, tout soulignant que le perspectives sont en cours d’examen, mais qu’aucune liste n’a toutefois été établie à cet effet. Selon le responsable, la réunion avait essentiellement permis de définir un cadre général de discussion. Les négociations doivent se poursuivre au cours de la semaine avec les différentes parties concernées. Les réductions devront être précisées, tant en ce qui concerne les produits visés que leur ampleur et leur mise en œuvre dépendra des négociations entre les distributeurs, les fournisseurs et les industriels.




