
UniversNews (MONDE) – Il semble que la colère populaire ne soit pas un élément pris en compte par les décideurs européens, dans leurs politiques, et que leurs promesses électorales ne constituent que des mirages qui s’estompent dès que les urnes rendent leur verdict.
Aujourd’hui, nombreux sont les pays européens qui observent des mouvements de protestation qui embrasent leurs villes. C’est le cas de Milan, la capitale économique de l’Italie, qui a été le théâtre, pour la deuxième journée consécutive, d’une vague de violents affrontements et d’émeutes.
Une manifestation autorisée contre la vie chère, qui avait débuté samedi, a dégénéré en violents heurts entre des jeunes et les forces de l’ordre, s’étendant par ailleurs à d’autres villes du nord, telles que Bologne et Turin. Les abords de la place historique du « Duomo » et la rue commerçante « Via Torino » ont sombré dans le chaos, marqués par le pillage de grands magasins et d’importants actes de vandalisme visant des biens publics et des infrastructures essentielles.
Face à cette situation, la police a eu recours à des gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser les manifestants. Selon l’agence de presse italienne ANSA, ces interventions ont conduit à l’arrestation d’environ deux cents personnes.
Face à ces développements inquiétants, la Première ministre Giorgia Meloni a rapidement convoqué une réunion de sécurité d’urgence pour faire face à ces violences. De son côté, le maire de Milan, Giuseppe Sala, a exprimé sa vive préoccupation face à la terreur semée parmi la population et au saccage des vitrines des commerces.
Il a estimé que ces événements constituent un phénomène nouveau, influencé par le contexte international et comparable aux troubles qui ont secoué Paris ; une situation qui laisse présager une montée des tensions sociales et une intensification des protestations contre les conditions de vie dans les villes européennes.




