
UniversNews (TRIBUNE) – Les tentatives de certaines âmes malintentionnées pour détourner l’attention du débat sur la naturalisation, en le réduisant à de simples slogans vides et à une rhétorique des droits de l’Homme, ne sont pas honnêtes selon l’écrivain et militant politique Anas Chebbi qui a affirmé que qualifier de « raciste » quiconque s’oppose à l’afflux de migrants irréguliers en Tunisie n’est rien d’autre qu’une tentative de faire taire les voix dissidentes.
Le véritable concept de racisme n’est scientifiquement et historiquement valable que s’il a des conséquences juridiques affectant les droits et les obligations, comme ce fut le cas par le passé sous l’esclavage, ou comme l’ont démontré les expériences des États-Unis et du régime de l’apartheid en Afrique du Sud durant le siècle dernier.
Pour le militant des droits de l’Homme, la Tunisie, cependant, n’a jamais connu de discrimination fondée sur la couleur de peau, ni avant ni après son indépendance. Les citoyens noirs jouissent d’une égalité totale en matière de droits et de devoirs avec tous les autres citoyens, sans aucune distinction ni discrimination, surtout que des citoyens du pays sont de couleur noire et qu’ils vivent en toute quiétude.
Il ajoute que l’afflux massif de migrants en provenance des pays subsahariens soulève des questions légitimes qui laissent supposer l’existence d’un plan systématique. « Comment des milliers de personnes peuvent-elles parcourir de vastes distances, traverser des déserts et les frontières de nombreux pays sans être détectées ni interceptées, dans une région dont les services de renseignement et de sécurité sont réputés pour leur grande précision et leur capacité à surveiller le moindre mouvement », s’est-il interrogé ?
La Tunisie est un héritage confié à ses nouvelles générations, et ne pas défendre l’intégrité de la patrie et de ses frontières, bafouées quotidiennement sous couvert d’humanitarisme et de slogans antiracistes, constitue un manquement à nos devoirs et une trahison contre notre souveraineté, a-t-il souligné, expliquant que la dimension humanitaire doit demeurer présente, mais cela ne signifie pas accorder les mêmes droits et devoirs de citoyenneté à ceux qui sont entrés dans le pays sans autorisation légale ni pièce d’identité, ni partager les ressources quotidiennes des Tunisiens, qui souffrent déjà depuis 2011 du poids de l’inflation et du gaspillage des ressources de l’État.
Par conséquent, réglementer la présence des ressortissants d’Afrique subsaharienne et expulser ceux qui enfreignent la loi est une défense légitime du territoire et des moyens de subsistance de la génération actuelle et des générations futures.
Anas Chebbi a, d’autre part, indiqué que les tentatives de criminaliser l’usage du terme « Noir » et de prétendre qu’il véhicule des connotations racistes ne sont qu’un prétexte de plus pour réprimer ceux qui rejettent cette présence illégale. Le mot « Noir » et ses dérivés ont de multiples significations descriptives et géographiques sans lien avec la discrimination ; le nom du pays « Soudan », qui signifie littéralement « Pays des Noirs », en est une preuve suffisante. Cela confirme que décrire les gens par leur couleur est une description tout à fait naturelle, comme l’a souligné l’orientaliste Bernard Lewis dans son ouvrage « Marginal Notes on a Century Gone By » lorsqu’il expliquait comment les habitants du nord du Soudan sont qualifiés de « peaux rouges », tandis que ceux du sud, à la peau très foncée, sont décrits comme « à la peau bleue ».
La question qui se pose, selon lui, est : Pourquoi la loi n° 50 de 2018 est-elle restée en vigueur malgré les soupçons entourant son adoption, étant donné qu’il s’agissait d’une loi financée par l’Union européenne en prélude au plan de réinstallation et à la transformation de la Tunisie en un centre de détention pour les Africains ???



