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Des points de vente du producteur au consommateur… sans moutons!!!

UniversNews (NAT) – Une expérience mort-née, comme en voit souvent… grâce aux bons offices de certains services des ministères qui nous ont habitués à des décisions qui restent souvent lettre-morte et qui ont constitué, il n’y a pas longtemps, le point de départ, pour des hausses vertigineuses des prix… à tel point que les citoyens font des prières à Dieu pour demander que les ministères n’interviennent pas !!!

La vente de moutons de sacrifice a débuté, en fanfare, le lundi 18 mai 2026, dans deux points de vente désignés : l’un situé dans la zone d’Essaïda (gouvernorat de Manouba) et l’autre dans la délégation de Radès (gouvernorat de Ben Arous). Cette vente est organisée sous la supervision du Groupement interprofessionnel de la viande, de la viande rouge et des produits laitiers, en coordination avec les autorités compétentes. Les prix variaient de 27 dinars le kilo pour les animaux de moins de 45 kg à 25,8 dinars le kilo pour ceux pesant entre 45 et 65 kg, et à 23,8 dinars le kilo pour ceux pesant plus de 65 kg.

Malheureusement, cette expérience n’a pas fait long feu, faute de « marchandises » ». le premier point de vente a fermé ses portes, samedi, après cinq jours d’activité. Selon des sources bien informées des services de l’Office de l’élevage et des pâturages de Manouba, 893 animaux destinés au sacrifice ont été vendus, durant les premiers jours, jusqu’à vendredi soir, avec une forte affluence. Ces moutons provenaient de deux coopératives et de quatre exploitations agricoles, avec le soutien de l’Office… parce qu’il était clair que le nombre ne peut pas suffire, pour la population de tout un gouvernorat. Et la participation des agriculteurs a été vraiment très timide… avec, simplement, trente têtes d’ovins !!!

Pour ce qui est du second point de vente situé à Radès, le décor était, certes, planté, avec des barrières de fer, à l’entrée… mais, point de moutons à l’intérieur. Selon les informations qui nous sont parvenues, les pouvoirs publics ont injecté un lot de 400 bestiaux, en deux fois… et ils ont été épuisés dans un clin d’œil… ce qui est, bien sûr logique. Sans oublier, aussi, les bousculades et les chamades, entre acheteurs qui voulaient saisir l’aubaine et faire partie des heureux gagnants.

C’est dire que ces opérations ne sont que des trompe-l’œil, surtout qu’elles n’ont pas été planifiées d’avance… et que rien n’a été fait concernant la disponibilité d’un grand nombre de moutons !!! Pourtant, il aurait suffi de mettre des règles strictes pour le vente des moutons à l’occasion de l’Aïd, en exigeant que les vendeurs disposent de la carte professionnelle d’agriculteur et qu’ils s’acquittent de taxes et des impôts… surtout que cela représente un manque à gagner ahurissant pour l’Etat.

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