Des symptômes faciles à reconnaître : la tuberculose de l’olivier, une menace bien réelle en Tunisie !

La tuberculose de l’olivier est une maladie bactérienne signalée pour la première fois au Maroc en 1960; elle y est maintenant répandue dans toutes les aires de culture de l’olivier. La maladie agit sur la croissance des repousses et elle affecte les organes reproducteurs. La bactérie responsable de la rognure de l’olivier peut affecter n’importe quelle partie de l’olivier(olives, feuilles, branches, tronc, racines…).L’infection se produit par le biais des blessures présentes sur l’olivier. Ces blessures peuvent être causées par l’activité des insectes, des grêlons, des gelées, de la taille , des dommages lors de la récolte . L’expert en politiques agricoles Anis Ben Rayana a expliqué que la tuberculose bactérienne de l’olivier — maladie ayant suscité une certaine controverse récemment — n’est pas nouvelle, appelant à ne pas dramatiser la situation.
S’appuyant sur une publication du chercheur Mohamed Braham, de l’Institut de l’Olivier, Ben Rayana a insisté sur la nécessité de respecter les mesures réglementaires et préventives requises, étant donné qu’il n’existe aucun traitement chimique curatif pour cette maladie.Ces mesures de prévention contre la tuberculose de l’olivier consistent notamment à surveiller les pépinières, à interdire la circulation ou la plantation de jeunes plants infectés ou d’origine inconnue, et à soumettre les opérations de coupe et d’arrachage à une autorisation préalable. Elles incluent également la désinfection des outils de taille et de coupe à l’alcool ou avec une solution désinfectante lors du passage d’un arbre à un autre, afin d’éviter la propagation de la bactérie, a précisé M. Ben Rayana.
L’expert Rayana a précisé que la prévention passe aussi par la pulvérisation de produits cupriques (à base de cuivre) sur les oliviers deux fois par an : une première fois en automne, juste après la récolte, et une seconde au printemps, avant le début de la floraison, recommandant d’effectuer ces pulvérisations immédiatement après des chutes de grêle ou de fortes pluies pour protéger les plaies causées par les intempéries, ainsi que de couper les branches et parties fortement infectées présentant des tumeurs pour les brûler aussitôt hors du verger, empêchant ainsi la propagation de l’infection. Ceci sans oublier de lutter contre les ravageurs de l’olivier, en particulier la mouche de l’olive, en raison de son rôle dans la transmission mécanique des bactéries d’un arbre à l’autre, précisant que les traitements doivent être limités aux seuls arbres infectés.
Mohamed Sélim



