
UniversNews (MONDE) – Les méfaits du président américain Donald Trump commencent à avoir des répercussions, vraiment, très inquiétantes, sur toutes les régions du monde et spécialement du Monde arabe dans la spirale de la guerre déclenchée pour les beaux yeux de l’entité sioniste, sur la base de croyances religieuses… en parallèle à l’ambition démesurée du locataire de la Maison Blanche qui veut montrer sa fermeté envers ses ennemis et, même, ses partenaires européens… tout en veillant à s’enrichir davantage avec sa famille, aux dépens de toute autre considération.
Une hausse de 20 % des prix mondiaux des produits alimentaires pourrait plonger cinq millions de personnes supplémentaires dans l’insécurité alimentaire dans les pays arabes à revenu faible et intermédiaire. C’est l’avertissement lancé par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO) dans une nouvelle étude. Celle-ci souligne que le risque est immédiat et croissant, en particulier pour les pays fragiles et touchés par des conflits, dont les marges de manœuvre budgétaires sont limitées et qui dépendent des importations alimentaires.
Dans cette étude, intitulée « Conflits et leurs répercussions : aggravation des impacts et des risques sur les systèmes énergétiques, hydriques et alimentaires dans la région arabe », la CESAO alerte sur le fait que l’escalade des conflits dans la région provoque des chocs graves et interdépendants sur les systèmes énergétiques, hydriques et alimentaires, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour la sécurité humaine et la stabilité économique.
L’étude met en lumière la perturbation immédiate du commerce de l’énergie et ses répercussions macroéconomiques. Les marchés pétroliers sont soumis à de fortes tensions, les exportations de pétrole brut du Golfe ayant chuté de 75 à 90 % depuis le début du conflit. Le prix du pétrole a grimpé à plus de 112 dollars le baril suite à la fermeture quasi-totale du détroit d’Ormuz. Ces perturbations alimentent l’inflation, creusent les déficits budgétaires et font exploser les coûts de transport et d’assurance dans la région.
L’étude soulève également de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité hydrique. Elle souligne qu’environ 40 millions de personnes dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dépendent de l’eau dessalée provenant du Golfe, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux dommages causés aux infrastructures énergétiques ou de dessalement, ainsi qu’au risque de pollution des eaux marines engendré par le conflit. La persistance de ces perturbations pourrait rapidement engendrer une crise humanitaire, les familles étant dans l’incapacité de constituer des réserves d’eau en cas d’urgence.
Dans ce contexte, Mourad Wahba, Secrétaire exécutif par intérim de la CESAO, a déclaré : « Ces chiffres appellent à une coopération urgente et coordonnée pour protéger les chaînes d’approvisionnement essentielles, notamment par la mise en place de systèmes d’alerte précoce, la constitution de réserves stratégiques, la diversification des routes commerciales et l’accélération des investissements dans des systèmes énergétiques, hydriques et alimentaires alternatifs et résilients. »
D’après l’étude, les systèmes alimentaires subissent une pression croissante. La région arabe importe la majeure partie de ses besoins en céréales, et les stocks restent limités, ne durant pas plus de trois mois. De plus, la hausse des prix du pétrole, les perturbations des voies maritimes et l’augmentation du coût des engrais devraient aggraver la flambée des prix alimentaires et des coûts de production, pénalisant les ménages à faibles revenus et les populations les plus vulnérables.
A cet effet, Wahba a souligné que « sans intervention rapide, les effets cumulatifs du conflit pourraient creuser les inégalités, engendrer des troubles sociaux dans les pays fragiles et compromettre les progrès accomplis en matière de développement durable dans la région arabe ».
Cette étude fait partie d’une série de rapports publiés par la CESAO sur les répercussions des conflits. La première étude estimait les pertes pour la production économique arabe à environ 150 milliards de dollars en un seul mois.



