
Le doyen de l’ordre national des ingénieurs tunisiens, Mohsen El Gharsi, a déclaré, le lundi 27 juillet 2026, que les ingénieurs tunisiens travaillant à l’étranger constituent un atout précieux et une source de richesse nationale. Lors de son intervention téléphonique à l’émission « Youm Sa’id » (Journée heureuse) sur la Radio nationale, il a également appelé à reconnaître ces compétences comme des ambassadeurs économiques et techniques de la Tunisie.
Cette déclaration fait suite à la proposition par l’Ordre des ingénieurs tunisiens, d’une nouvelle législation présentée à l’Assemblée des représentants du peuple. Celle-ci vise à renforcer la contribution des ingénieurs résidant à l’étranger au développement national et à faciliter la mise à profit de ces compétences par le pays.
Cette législation a également pour objectif de consolider le rôle de ces élites dans le soutien à l’économie nationale, le transfert de connaissances, d’expertise et de technologies, ainsi que l’établissement de partenariats durables. Elle sert ainsi à limiter la fuite des cerveaux et à créer des emplois.
Le Conseil a réaffirmé son soutien aux efforts de l’État et de ses diverses institutions pour relever les défis actuels, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des infrastructures, en fournissant des études, des propositions techniques et des solutions pratiques élaborées par des ingénieurs tunisiens.
Dans ce contexte, le doyen Mohsen El Gharsi a rappelé que 46 000 ingénieurs tunisiens ont quitté le pays en dix ans, sur un total d’environ 105 000 inscrits aux registres de l’Ordre. Cela équivaut à près de 44 % du total, d’après Business News.
Cette initiative représente un signe d’espoir face à la fuite croissante des ingénieurs qualifiés en quête de meilleures opportunités. Leur contribution au développement national pourrait ouvrir de nouveaux horizons et développer ce secteur pour les futures générations, grâce à l’expertise de pointe qu’ils ont acquise dans des pays développés.
Balkis Layouni



