Le taux de récidive chez les jeunes délinquants placés en centres de réinsertion est estimé à plus de 30 %.

Le président de l’Association tunisienne pour la défense des droits de l’enfant, Moez Cherif, a déclaré que le taux de récidive chez les jeunes délinquants placés en centres de réinsertion est estimé à plus de 30 %. Il a affirmé que ces jeunes restent victimes de négligence, de marginalisation et sont incités à adopter des comportements à risque, précisant qu’il est essentiel de s’attaquer en priorité aux causes profondes de la délinquance et des comportements à risque.
Il a souligné que les programmes de formation dispensés dans les centres de réinsertion sont loin d’être à la hauteur des normes requises, laissant les enfants avec peu ou pas de compétences éducatives à leur sortie et incapables d’appliquer ce qu’ils ont appris pendant leur séjour dans ces centres, en raison de l’absence de vision et d’objectifs stratégiques. Il a appelé à la planification et à l’élaboration de stratégies définissant clairement les buts et les finalités de l’éducation, ainsi que les compétences nécessaires à transmettre aux enfants.
Il a expliqué que plus de 90 % des enfants sont pris en charge par les institutions publiques et qu’il est donc indispensable de leur offrir une formation adaptée et efficace tout en insistant sur la nécessité de préparer les générations futures et de garantir leur sécurité.
Mohamed Selim



