
- 1 400 vols retardés lundi, après plus de 8 600 vols retardés dimanche dans les aéroports américains en raison de l’absence des contrôleurs aériens
- Les parcs, une partie des musées, la délivrance de permis, de prêts ou de subventions, ainsi que la publication d’une large part des statistiques officielles, interrompus
Tunis, UniversNews (MONDE) – Plus de 1 400 vols ont été retardés lundi, après plus de 8 600 vols retardés dimanche. Les absences des contrôleurs aériens continuent de perturber les voyages et la fermeture du gouvernement fédéral en est à son 28e jour.
L’Administration fédérale de l’aviation a déclaré lundi que les problèmes de personnel des contrôleurs aériens avaient un impact sur les vols dans le sud-est et à l’aéroport de Newark dans le New Jersey. Les problèmes de personnel pourraient également ralentir les vols lundi à l’aéroport international de Los Angeles, a déclaré la FAA.
Depuis le 1er octobre 2025, les États‑Unis connaissent un arrêt partiel des activités de l’État fédéral, faute de lois de finances votées pour l’exercice budgétaire 2026. Les administrations «essentielles» continuent de fonctionner, mais près d’un million d’agents sont mis en congé sans solde (le furlough), tandis que d’autres travaillent sans être payés jusqu’au déblocage. Les arbitrages politiques portent notamment sur les dépenses de santé auprès des plus précaires.
Le shutdown est la conséquence mécanique d’une impasse budgétaire au Congrès. Aux États‑Unis, le budget fédéral est voté en douze lois de crédits sectorielles. Tant que ces lois, ou à défaut un financement transitoire (Continuing Resolution), ne sont pas adoptées par les deux chambres et promulguées, l’Antideficiency Act interdit aux agences de dépenser des fonds non autorisés. Elles doivent alors suspendre toutes les activités jugées « non essentielles ».
Les fonctions de sécurité nationale, le contrôle aérien, une partie de la justice fédérale et des prestations dites « obligatoires » (par exemple Medicare et Social Security) se poursuivent, mais avec des retards possibles, des équipes réduites et une charge accrue. Les parcs nationaux, une partie des musées, la délivrance de permis, de prêts ou de subventions, ainsi que la publication d’une large part des statistiques officielles, sont interrompus ou ralentis jusqu’à la fin de l’impasse.
La situation touche de plein fouet la Federal Aviation Administration (FAA). D’après son plan de crise, consulté par l’AFP, plus de 11.300 salariés sur 44.800 sont au chômage technique. A l’inverse, près de 13.300 contrôleurs aériens, jugés indispensables à la sécurité, continuent d’assurer leur service… sans rémunération. Le ministère des Transports, dirigé par Sean Duffy, tente depuis plusieurs mois de recruter de nouveaux agents et de moderniser l’infrastructure de l’ATC, mais le « shutdown » freine ces efforts.



