
UniversNews (Santé) – La migraine est une maladie neurologique chronique caractérisée par des crises de céphalées (maux de tête) intenses, souvent unilatérales et pulsatiles, durant 4 à 72 heures. Elle s’accompagne fréquemment de nausées, vomissements, et d’une hypersensibilité à la lumière (photophobie) et au bruit (phonophobie), nécessitant une prise en charge médicale.
Comment expliquer la survenue d’une migraine ?
Les crises migraineuses sont la conséquence d’une hyperexcitabilité électrique des neurones. Ce phénomène est lui-même lié à une prédisposition génétique, modulé par des facteurs environnementaux (hormones, stress, aliments…).
La douleur de la crise migraineuse est secondaire à une dilatation des vaisseaux cérébraux, notamment des artères des méninges (membranes protégeant le cerveau). Cette dilatation est provoquée par une stimulation anormale des nerfs qui innervent les vaisseaux méningés.
La migraine résulte donc d’un phénomène neurovasculaire.
Les facteurs déclenchants
Des facteurs déclenchant les migraines (ou « triggers ») sont bien connus et ils sont différents d’une personne à l’autre.
Cela peut être :
- La consommation de certains aliments ou excitants : le chocolat, la charcuterie, le tabac, le café ou l’alcool (vin blanc en particulier) ;
- Des facteurs sensoriels : le bruit, certaines odeurs ou des lumières clignotantes comme les spots en boîte de nuit ;
- Le changement de rythme de vie : le stress, une contrariété, une relaxation soudaine (ex. : début du week-end), un excès ou un manque de sommeil, un repas sauté ou au contraire un repas trop copieux ;
- Des facteurs hormonaux : chez la femme, la diminution brutale du taux d’estrogènes en fin de cycle menstruel peut entraîner une migraine dite cataméniale ou menstruelle. Elle survient entre deux jours avant le début des règles à trois jours après le début. La migraine cataméniale pure, comportant exclusivement des crises menstruelles, est rare (7 % des migraineuses). En revanche, une migraineuse sur trois a des crises menstruelles associées à d’autres crises en dehors de la période des règles ;
- Des conditions météorologiques : une chute brutale de la pression atmosphérique, souvent annonciatrice d’un temps pluvieux.
Symptômes et caractéristiques
- Douleur : Lancinante, battante (« comme un cœur »), d’intensité modérée à sévère.
- Localisation : Unilatérale (un côté de la tête) ou derrière l’œil.
- Aura : Chez 25 % des patients, des signes neurologiques réversibles (visuels, sensitifs) précèdent la douleur.
- Impact : Aggravée par l’effort physique (marche, montée d’escaliers).
Causes et facteurs déclenchants
Bien que la cause exacte soit inconnue, elle implique une excitabilité neuronale anormale et des modifications de l’irrigation sanguine cérébrale. Les déclencheurs incluent :
- Stress et émotions.
- Troubles du sommeil (manque ou excès).
- Facteurs hormonaux (règles).
- Aliments (vin rouge, chocolat, caféine).
- Environnement (lumière crue, bruit, odeurs).
Traitements et prise en charge
Il n’existe pas de remède curatif, mais des traitements existent pour gérer les crises.
- Traitements de la crise : Analgésiques (paracétamol, AINS) pour les crises légères, et triptans pour les crises modérées à sévères.
- Traitements de fond : Proposés si les crises sont fréquentes (bêta-bloquants, topiramate, etc.).
- Approche non médicamenteuse : Repos dans une chambre sombre, gestion du stress.
Quand consulter ?
Il est recommandé de consulter un médecin en cas de maux de tête fréquents, de symptômes nouveaux ou d’aura sans céphalée.



