
Il n’y a pas qu’à Paris, Mexico ou Los Angeles que le réseau routier est saturé. A Nabeul et Hammamet aussi, les embouteillages empoisonnent, c’est le cas de le dire, la vie des usagers et des habitants.La circulation routière devient un problème à Nabeul et à Hammamet . Rouler avec son véhicule est un véritable parcours du combattant au quotidien. Matin et soir, tout au long de cet été, certains conducteurs agissent comme de véritables terreurs. La route reflète parfois une culture de l’urgence. L’idée d’arriver juste à temps devient un défi personnel. Mais cette tension collective transforme les axes routiers en zones à haut risque.

Aux heures de pointe notamment, l’asphyxie sur les routes de Nabeul -Hammamet est une réalité quotidienne en raison de la saturation qui provient du volume de circulation supérieur à la capacité routière tandis que le comportement des conducteurs est une autre cause importante à cet étranglement. « Je passe au minimum une heure par jour sur la route, alors que mon trajet ne devrait pas dépasser 15 minutes ! », raconte Karima, employée à Hammamet. Son témoignage est partagé par des milliers d’automobilistes contraints d’endurer ce calvaire. Les grandes artères de Nabeul et Hammamet, sont devenues de véritables circuits de course où chaque conducteur tente de se frayer un passage dans un flux dense de voitures.. Ces deux cités changent ainsi de rythme. Les rues s’animent le matin, puis s’embrasent le soir. La circulation se densifie, les klaxons s’impatientent, les moteurs grondent. Dans cette course contre la montre, quelques minutes deviennent parfois une obsession. Et c’est précisément à cet instant que le danger surgit.Une situation accentuée dans les bouchons. Chauffeurs de bus, les deux roues, et poids lourds sont nombreux à rouler comme s’ils étaient seuls sur la route. . Voies encombrées, des automobiles garées en pleine voie, étouffement, encombrement . Sans oublier le manque cruel de parkings.

Trop de monde et des artères étroites !
« On est obligé de mettre beaucoup de temps pour arriver chez soi ou faire des courses» nous dit Selma de Tunis. La gestion du trafic devient une mission quasi impossible face à un afflux massif de véhicules et au non-respect des règles de conduite. Le manque de discipline des automobilistes, qui veulent tous passer en premier, aggrave encore la situation, transformant certaines routes en véritables points de blocage. Il en résulte des embouteillages, des saturations et des pertes de temps qui paralysent de nombreuses rues et avenues provoquant une congestion inhabituelle dans la capitale.

Cette situation entraîne une recrudescence des accidents de la circulation , des altercations entre automobilistes, des disputes, et parfois même des agressions, éclatent entre conducteurs pressés de regagner leur domicile. L’empressement pousse certains automobilistes à adopter une conduite dangereuse entre excès de vitesse, dépassements périlleux, franchissement imprudent des feux, non-respect des priorités. La fatigue accumulée au fil de la journée, la déshydratation et parfois une baisse de concentration aggravent la situation. Il est vrai que la sécurité routière demeure une responsabilité partagée. Les autorités peuvent sensibiliser, supprimer les points noirs et améliorer la gestion du trafic. Mais pour beaucoup, ces promesses tardent à se concrétiser. En attendant, Nabeul et Hammamet continuent de suffoquer sous le poids de ses voitures.
Mohamed Sélim



