
UniversNews (MONDE) – Une nouvelle volte-face et un pas inattendu vers la diplomatie… Après avoir promis d’anéantir l’Iran, Donald Trump a annoncé dans la nuit un cessez-le-feu avec Téhéran. « J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines« , a déclaré le président américain sur sa plateforme, Truth Social, un peu plus d’une heure avant l’expiration de son ultimatum fixé le 7 avril à 20h (heure de la côte Est des États-Unis) et déjà repoussé, au terme de discussions avec des médiateurs du Pakistan.
Constat, quand même, ce cessez-le-feu « provisoire » -pour ne pas perdre la face- a le goût amer d’une défaite cinglante pour le duo impérialo-sioniste et donne un coup de frein aux velléités guerrières de Tel Aviv qui croyait qu’avec le soutien américain, la partie est gagnée d’avance. Les Mollahs ont rabaissé le caquet de Donald Trump, avec son protégé Beneyamin Netanyahu qui a accepté, aussi, d’arrêter les bombardements.
Téhéran définit les paramètres des négociations…
La trêve entre Washington et Téhéran semble indissociable des rapports de force qui se sont instaurés sur le terrain. Ce cessez-le-feu reflète moins un accord équitable qu’un changement d’approche de la part des États-Unis, qui adoptent un cadre de négociation plus conforme à la vision iranienne. En témoigne l’adoption par le président Donald Trump de ce que l’on a appelé la « Proposition en dix points », qui recoupe clairement le document du Conseil national de sécurité iranien, indiquant ainsi que Washington abandonne ses précédentes conditions (en quinze points) au profit d’une négociation basée sur les paramètres définis par Téhéran.
Ces points ne se limitent pas à des arrangements techniques pour un cessez-le-feu… ils revêtent une dimension stratégique profonde visant à remodeler la région. Ils comprennent des revendications fondamentales telles que le retrait des forces américaines de leurs bases dans la région, la levée totale des sanctions et la reconnaissance des droits nucléaires de l’Iran, ainsi que des demandes de compensation financière.
… et Washington en contrôle le rythme ??!!!
Compte-tenu de ces enjeux considérables, une trêve apparaît comme une option réaliste pour Washington, afin d’éviter une dangereuse escalade, notamment dans le détroit d’Ormuz, qui pourrait menacer la stabilité des marchés de l’énergie et de l’économie mondiale. De plus, la médiation pakistanaise a offert une couverture diplomatique, atténuant ainsi l’impact d’un retrait direct des États-Unis.
Toutefois, cette accalmie de deux semaines ne marque pas la fin du conflit, mais plutôt une période de repositionnement. L’Iran cherche à consolider ses acquis politiques et à renforcer sa position de négociation, tandis que les États-Unis et leurs alliés pourraient profiter de ce temps pour réorganiser leurs capacités militaires et réévaluer leurs options sur le terrain. Prenant en considération la méfiance mutuelle, la situation ressemble davantage à une gestion calculée de la crise qu’à une voie vers une paix durable. L’Iran définit le cadre des négociations, tandis que Washington en contrôle le rythme, attendant de voir ce que révélera la prochaine phase, que ce soit à la table des négociations ou sur les champs de bataille.



