
UniversNews (Circulation) – À l’approche de la rupture du jeûne, la circulation devient un problème sur nos routes. Chaque jour des goulots d’étranglement sont visibles partout, le code de la route est bafoué par certains automobilistes irascibles qui refusent de respecter la priorité préconisée. Matin et soir, tout au long du Ramadan, certains conducteurs agissent comme de véritables terreurs. La route reflète parfois une culture de l’urgence. L’idée d’arriver juste à temps avant l’appel à la prière de l’Iftar devient un défi personnel. Mais cette tension collective transforme les axes routiers en zones à haut risque.
Les grandes artères des villes, notamment à Tunis, sont devenues de véritables circuits de course où chaque conducteur tente de se frayer un passage dans un flux dense de voitures. Cette situation est exacerbée par la ruée des citoyens vers les commerces pour acheter les provisions nécessaires au mois de jeûne. Nos villes changent ainsi de rythme. Les rues se vident en matinée, s’animent timidement l’après-midi, puis s’embrasent à l’approche de l’Iftar. À mesure que l’heure de la rupture du jeûne approche, la circulation se densifie, les klaxons s’impatientent, les moteurs grondent. Dans cette course contre la montre, quelques minutes deviennent parfois une obsession. Et c’est précisément à cet instant que le danger surgit. Une situation accentuée dans les bouchons. Chauffeurs de bus, les deux roues, et poids lourds sont nombreux à rouler comme s’ils étaient seuls sur la route. Voies encombrées, automobiles garées en pleine voie, étouffement et chaos généralisé… sans oublier le manque cruel de parkings.
Conducteurs pressés pour arriver à temps !
L’approche de l’Iftar constitue un moment critique : conducteurs pressés de rejoindre leurs familles, employés quittant tardivement leur travail, parents tentant de faire les dernières courses, taxis et bus multipliant les trajets. Il est difficile de circuler dans la capitale. Trop de monde et des artères étroites. On est obligé de mettre beaucoup de temps pour arriver chez soi ou faire des courses» nous dit Selma de Tunis. La gestion du trafic devient une mission quasi impossible face à un afflux massif de véhicules et au non-respect des règles de conduite. Le manque de discipline des automobilistes, qui veulent tous passer en premier, aggrave encore la situation, transformant certaines routes en véritables points de blocage. Il en résulte des embouteillages, des saturations et des pertes de temps qui paralysent de nombreuses rues et avenues provoquant une congestion inhabituelle dans la capitale. Cette situation entraîne une recrudescence des accidents de la circulation, des altercations entre automobilistes, des disputes, et parfois même des agressions, éclatent entre conducteurs pressés de regagner leur domicile. L’empressement pousse certains automobilistes à adopter une conduite dangereuse entre excès de vitesse, dépassements périlleux, franchissement imprudent des feux, non-respect des priorités. La fatigue accumulée au fil de la journée, la déshydratation et parfois une baisse de concentration aggravent la situation. De nombreux automobilistes accélèrent et rivalisent pour arriver à temps, accentuant la pression aux ronds-points et aux feux de signalisation.
Il est vrai que la sécurité routière demeure une responsabilité partagée. Les autorités peuvent sensibiliser, contrôler et sanctionner, mais la décision finale appartient toujours au conducteur. Le Ramadan est un mois de rassemblement familial. Chaque soir, les foyers s’illuminent autour de la table de l’Iftar. Derrière chaque volet se trouve un parent attendu, un enfant espéré, un proche indispensable. (M.S)



