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Crise de la Volaille.. Quand le poulet devient un produit de luxe !

UnivesNews – Le panier de la ménagère tunisienne continue de s’alléger alors que les prix, eux, s’envolent vers des sommets vertigineux.
Aujourd’hui, c’est le secteur de la volaille, pilier de la consommation de protéines en Tunisie, qui traverse une zone de turbulences sans précédent.

Des prix qui défient toute logique

​Sur le terrain, la réalité est loin des communiqués officiels. Alors que le ministère du Commerce évoque un tarif réglementé de 8,5 DT le kilo pour le poulet prêt à cuire, les consommateurs font face à une facture amère : le prix réel a grimpé jusqu’à 12 DT.
​Le constat est encore plus alarmant pour l’escalope, dont le prix est passé de 16 DT à plus de 22 DT. Pour une famille souhaitant acheter un poulet découpé, l’addition peut désormais atteindre les 30 DT. Plus aberrant encore : obtenir un poulet entier devient un parcours du combattant, nécessitant parfois d’avoir des contacts ou des « connaissances » chez les volaillers.
​Une crise structurelle profonde
​Ce n’est pas une simple fluctuation saisonnière, mais bien une crise structurelle qui frappe de plein fouet les systèmes de production agricole. Le secteur de la volaille, qui représente pourtant 70 % de la consommation de viande et de poisson des Tunisiens, semble suivre la trajectoire du mouton (60 DT) ou de la daurade d’élevage (25 DT).

​Le silence radio des autorités

​Face à ce marasme, le mécontentement gronde contre l’inertie des ministères du Commerce et de l’Agriculture. Les critiques dénoncent un décalage total entre les discours officiels rassurants et la réalité du marché. Alors que les politiques agricoles semblent dépassées par les événements, le citoyen, lui, se demande comment il pourra continuer à garnir sa table.

KS

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