
UniversNews (Education) – L’organisation scolaire telle que nous la connaissons aujourd’hui dans de nombreux pays est le fruit de grandes réformes structurelles, pour la plupart initiées au tournant des années 1960-1970. La Tunisie a lancé de multiples réformes pour redresser son système éducatif. Mais malgré les plans d’urgence, les chartes et les visions stratégiques, la qualité de l’enseignement ne s’est pas améliorée.
Depuis plus d’un demi-siècle, la Tunisie cherche la formule d’une école capable à la fois de transmettre le savoir, d’incarner l’identité nationale et de répondre aux besoins d’un marché du travail mondialisé. À chaque décennie, une réforme promettait une renaissance éducative, mais aucune n’a tenu ses promesses et comme l’a souligné Jouda Dahman, secrétaire générale adjointe de la Fédération de l’enseignement secondaire, « la société ne peut être réformée sans une réforme de l’école. Le système scolaire actuel traverse une crise générale qui menace toutes ses composantes», lors d’un passage sur Jawhara FM,
Mme Dahman a expliqué que « les images choquantes qui circulent actuellement reflètent une dure réalité où chacun souffre : enseignants, élèves et parents », soulignant que « l’absence de solutions concrètes et le silence des autorités de tutelle aggravent la situation et qu’une approche purement dissuasive, telle que la mise en place de postes de sécurité devant les établissements scolaires, sera inefficace sans un plan global de protection de l’environnement scolaire. »
La secrétaire générale adjointe de la Fédération de l’enseignement secondaire a affirmé que « la réforme du système éducatif implique inévitablement de restaurer le prestige des enseignants et d’améliorer leur statut matériel et social, d’adopter un projet national global qui exclut l’improvisation et les politiques disparates, et d’aborder avec courage et réalisme la question de l’éducation, en plus de redonner à l’école son attrait afin de sauver l’élève qui s’est éloigné du milieu scolaire ». (M.S)



