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L’avidité n’a pas de limites… même au risque de causer la mort d’autrui!!!

UniversNews (Santé) – L’utilisation des eaux usées à des fins agricoles est devenu un problème récurrent, surtout à la suite de la sécheresse qui a sévi au cours des dernières années, en plus de la vétusté des canalisations des eaux usées qui ne sont plus différenciés avec celles de l’écoulement des eaux de pluies s’est aggravée au fil des ans… et le malheur est que -et cela ne date pas d’aujourd’hui- certains agriculteurs exploitent éhontément ces eaux usées pour l’irrigation des fruits et légumes… ce qui constitue un crime contre la santé des citoyens qui est ballottée à tous vents.

Pourtant, les pouvoirs publics ne s’en préoccupent pas outre mesure, sauf que, peut-être, si on découvre par hasard ces méfaits… pour que les auteurs ne soient sanctionnés que par des procès-verbaux financiers et la destruction des produits, ce qui n’est pas de nature à dissuader les autres malfaiteurs qui sont tentés de les imiter !!!

Les services de contrôle ont procédé, lundi, à la destruction de cinq hectares plantés de tomates dans la région de Chouigui, dans la délégation de Tébourba (gouvernorat de la Manouba), après avoir découvert que le propriétaire les irriguait avec des eaux usées.

Ce type de méfaits n’est pas inédit dans le gouvernorat de la Manouba. En 2020 déjà, des hectares de cultures maraîchères irriguées avec des eaux polluées avaient été détruits à Oued Ellil après des analyses ayant confirmé un risque sanitaire pour les consommateurs.

L’auteur de cette infraction qui porte atteinte à la santé du citoyen avait été surpris, le mois dernier, en train d’utiliser des eaux provenant du réseau d’évacuation des eaux usées pour irriguer ses plantations. Une commission régionale composée notamment du Commissariat régional au développement agricole, des services de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires et de l’Agence nationale de protection de l’environnement s’était rendue sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

Il s’est avéré que l’agriculteur avait détourné des eaux issues d’un réseau de drainage entretenu par une société privée. Ces eaux étaient ensuite stockées dans un bassin artificiel avant d’être utilisées pour irriguer des cultures de tomates encore au stade végétatif, ce qui représente un danger réél pour la santé publique, en raison des risques de contamination bactérienne et chimique liés à l’utilisation d’eaux polluées dans l’agriculture.

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