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Stations thérmales en Tunisie… pourquoi ce laisser-aller et cette indifférence??!!!

UniversNews (NAT) – Les stations thermales pullulent en Tunisie, et les responsables n’ont même pas pris la peine d’aller les découvrir et de constater leur existence sur le terrain, alors qu’elles sont une richesse naturelle inestimables, avec nombreuses parmi elles qui sont dotées de bienfaits sanitaires dont les habitants des zones concernées ont jugé et testé l’efficacité.

Toutefois, nos responsables du secteur continuent à se cantonner dans leurs fauteuils et de se contenter d’un petit nombre dont la renommée n’est plus à faire… mais qu’ils n’arrivent, même pas, à réhabiliter, à remettre en activité et à améliorer leur rendement et leur rayonnement.

Depuis toujours on s’est contenté de ce qui est comptabilisé… avec l’Office du national du thermalisme et de l’hydrothérapie qui «limite ses choix» à sept uniquement, alors qu’il existe des dizaines et des dizaines de sources thermales dont le pays et… qui sont, soit laissées à l’abandon, soit que leurs bienfaits sont limités à un nombre limités des personnes qui les connaissent.

Pourtant, avec un minimum d’efforts, ces sources auraient pu faire partie de nombreux circuits touristiques… et rendre la monnaie de la pièce à un pays qui a besoin de toutes ses ressources, pour faire entrer de l’argent… un pays ou les slogans pompeux soulignent à qui veut l’entendre que le tourisme médical en Tunisie est considéré comme l’un des secteurs prometteurs, avec sept stations thermales disposant des eaux minérales, 60 centres de thalassothérapie et plus de 340 centres de cure d’eau douce.

A titre d’exemple et des années après leur dégradation, l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH) se rappelle de l’existence de deux sources thermales et a tenu une réunion à son siège consacrée à l’évaluation de la situation des stations thermales de Bouchteta (Ghardimaou, gouvernorat de Jendouba) et de Sidi Salem (Ghezala, gouvernorat de Bizerte), et d’arrêter les mesures techniques nécessaires à leur réhabilitation et à leur remise en exploitation.

Cette démarche vise à assurer le suivi de ces deux structures et à définir les conditions techniques permettant de valoriser leurs propriétés naturelles et thérapeutiques, tout en optimisant l’exploitation de leurs ressources en eau thermale. Concernant le hammam de Bouchteta, des travaux sont prévus à la suite d’inspections de terrain afin d’ouvrir le bassin de captage des eaux chaudes, d’évaluer son état et de mesurer le débit de pompage. La réunion a également porté sur les équipements nécessaires à la réalisation de ces interventions et à la réhabilitation des installations existantes.

L’eau de cette source jaillit à une température de 44 °C, avec un débit d’environ 1,5 litre par seconde. De composition sulfureuse, sodique et bicarbonatée, elle est réputée pour ses propriétés thérapeutiques, notamment dans la prise en charge des affections dermatologiques et respiratoires ainsi que des rhumatismes.

S’agissant de la station thermale de Sidi Salem, les discussions ont porté sur les travaux de forage et de captage de la source locale en vue d’assurer l’alimentation en eau du hammam thermal après sa réhabilitation. L’eau de cette source atteint une température de 32 °C et présente une composition chlorurée sodique. Elle est notamment utilisée en thermalisme pour soulager les douleurs rhumatismales.

Des dizaines d’autres sources attendent un pareil intérêt… mais, il ne faut pas oublier, aussi, que dépenser de l’argent pour les réhabiliter exige, aussi, qu’on fasse le nécessaire pour promouvoir leur existence et leurs bienfaits.

Faouzi SNOUSSI

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