
UniversNews (Education) – Comme chaque année à la même période, parents et élèves angoissent à l’approche des examens trimestriels. C’est le moment opportun de se préparer et de mettre les bouchées doubles, histoire d’entamer la semaine bloquée qui a démarré hier et qui se poursuivra jusqu’au 7 mars 2026, avec une interruption des cours pendant cette période. Ces examens ont été, durant longtemps pour les élèves, un rendez-vous crucial soit pour le décollage ou pour l’échec. Il s’agit de tester le niveau des élèves et d’évaluer leurs connaissances. C’est pourquoi l’on se bat et l’on se fatigue pendant les périodes de préparation des examens au point d’atteindre la déprime.
Entre la faim, la soif, le stress, le manque de sommeil et la pression familiale, la partie sera difficile et les élèves devront mettre les bouchées doubles, si l’on peut dire. Une situation qui s’avère aussi pénible pour eux que pour leurs parents. En effet, la perspective de passer l’examen à jeun et avec obligation de résultat ne peut qu’inquiéter ces lycéens.
Ali a sa propre stratégie : «Le repas du matin est essentiel. Il n’est pas question de faire l’impasse dessus. J’ai donc bien mangé la veille et j’ai pris un bon petit déjeuner le jour des examens, vers 4h00 du matin. De cette façon, tout était frais dans ma tête lorsque j’ai passé l’épreuve», raconte-il encore. « Il faut habituer son organisme, les premiers jours sont les plus durs, après cela va tout seul», raconte Sana, élève de 4ème année sciences. Pour Leila, élève de 2ème année économie, elle essaie de travailler généralement le matin après son réveil « A ce moment-là j’avais encore de la force et j’arrivais à bien me concentrer. Les après-midis, généralement je me repose puisque je me suis fatiguée mais aussi parce que je m’apprête moralement à travailler le soir après la rupture du jeûne. Mais cela implique que je veille le soir, d’où le fait de me reposer les après-midis, c’était important pour moi afin de récupérer un peu de sommeil » précise- t-elle
Le soutien psychologique des parents est un facteur-clé pour ceux qui sont sur le point de passer ces examens. Le psychologue Tarek Saïdi met l’accent sur la nécessité de l’accompagnement psychologique des parents envers leurs enfants tout au long de la durée de l’examen, et cela de manière à les éloigner du stress, tout en évitant de « les forcer à faire certaines choses susceptibles d’aggraver leur peur et leur anxiété ». Dans ce sens, il recommande aux parents d’installer un climat détendu au sein de la maison et d’éviter que l’ensemble des conversations ne s’articule autour de l’examen. Notre interlocuteur a également prohibé certains comportements négatifs tels que « juger les performances de l’apprenant ou le comparer avec un autre », des agissements qui sont néfastes pour nos élèves ». (M.S)



