
UniversNews (Energie) – Les prix de l’or noir ont enregistré leur plus haut niveau depuis le mois d’août de l’année dernière, portés par l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Le cours de l’or noir se négocie à hauteur de 73 dollars le baril, dans un contexte de tension, d’embrasement, suite à l’agression de l’Iran par les USA et son allié l’entité sioniste. Cette guerre aura des conséquences économiques notamment sur le prix du pétrole.
Le blocage du détroit d’Ormuz a d’ailleurs entraîné une hausse de 13% à l’ouverture du marché dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars. Le baril pour le Brent de Mer du Nord (la référence en Europe) atteint lundi 2 mars au matin un peu plus de 80 dollars, une flambée de 13%. Le WTI (la référence américaine) s’envole de 8% à 72 dollars le baril. Dans les deux cas, cela représente un bond important et une poursuite de la hausse est à prévoir en fonction de l’évolution de la situation au Moyen-Orient comme en témoigne Aram Belhadj, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à la Faculté de sciences économiques et de gestion de Nabeul qui apporte quelques éléments de réponse. Il a souligné que la guerre actuelle au Moyen-Orient aura inévitablement des répercussions sur les prix de l’énergie (notamment du pétrole) et, par conséquent, sur l’économie tunisienne. «L’ampleur de ces répercussions dépendra de la durée et de l’étendue du conflit. Trois scénarios possibles auront des conséquences différentes :
- Frappes limitées avec une riposte iranienne limitée : légère hausse des prix ;
- Frappes limitées avec une riposte iranienne généralisée (Qatar, Bahreïn, Arabie saoudite, etc.) : forte hausse des prix ;
- Frappes prolongées avec une riposte iranienne massive : forte hausse des prix » explique-t-il.
Deux facteurs étroitement liés pèsent sur le marché pétrolier : la quantité de pétrole produite dans la région et la situation du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique entre le Golfe arabo-persique et l’Océan Indien. Pour tenter de calmer le jeu, les 22 pays producteurs membres de l’OPEP+ (dont l’Arabie saoudite et la Russie) ont décidé, dimanche 1er mars, d’augmenter leurs quotas de production de plus de 200 000 barils par jour à partir d’avril. Un premier geste pour continuer d’alimenter la planète en tentant de limiter la flambée des cours. (M.S)



