
UniversNews (Education) – Il y a certes, une volonté de mettre de l’ordre dans la maison… toutefois, la bonne méthode n’y est pas et on attend encore une certaine efficacité dans le règlement des problèmes récurrents qui réapparaissent à chaque nouvelle échéance importante, dans le pays.
Ces derniers jours, c’est l’examen du baccalauréat qui accapare l’attention de tout le pays, surtout que c’est l’affaire de pratiquement toutes les familles tunisiennes dont aucune n’est pas épargnée par les pressions qu’elle provoque… et ce n’est pas peu. Toutefois, il n’y a aucune raison de paniquer outre mesure, et ce qui se passe en Tunisie n’est pas un cas isolé, surtout que tous les pays du monde ont le même problème qui est la lutte contre la triche… sans, toutefois, pouvoir trouver la solution miracle !!!
Malheureusement, certaines âmes malintentionnées ont trouvé, dans cette question, un moyen de semer le holà et de crier à l’incompétence des personnes chargées de l’organisation de cet examen… de semer la panique et faire de cet état de fait un problème national, alors que, lorsqu’on compte le nombre de cas de triche, ils ne dépassent parfois pas le un centième des candidats dont le plus grand nombre est pris la main dans le sac.
Il n’est pas possible, ni honnête, de demander aux familles de ne pas s’inquiéter… mais, il est nécessaire de tempérer les ardeurs et faire face à ceux qui cherchent à perturber la paix sociale, surtout que les intentions ne sont pas, toujours, saines et que certains cherchent à envenimer la situation.
Prenons l’exemple de Gafsa où onze cas de triche ont été détectés. Durant les deux premiers jours des épreuves de la session principale du baccalauréat, selon le commissaire régional de l’éducation, Ibrahim Rouissi qui a précisé que les mesures prises à l’encontre des contrevenants vont de l’exclusion des épreuves restantes, à l’autorisation de poursuivre les examens dans l’attente de la décision finale des commissions compétentes chargées d’examiner chaque dossier.
Pourtant, le nombre des fraudeurs ne représente rien par rapport à celui des candidats qui s’élève à 5931, répartis entre 4431 élèves inscrits dans 32 établissements publics, 993 élèves relevant d’établissements privés, ainsi que 418 candidats libres.
L’ensemble des candidats est réparti sur 27 centres d’examen pour les épreuves de la session principale, qui se poursuivront jusqu’au 10 juin courant.
Consciente de ces mauvaises intentions, l’Association tunisienne des parents et élèves (ATUPE) a mis en garde contre les tentatives visant à remettre en question la capacité de l’autorité de tutelle à traiter le phénomène de fraude aux épreuves du baccalauréat et à provoquer une polémique autour du principe d’égalité des chances et du droit à la réussite.
L’ATUPE a souligné, dans un communiqué publié jeudi, la nécessité de faire la distinction entre le souci de préserver la qualité du système éducatif et la crédibilité de l’examen du baccalauréat d’une part, et les réactions émotionnelles exagérées qui pourraient mettre en doute la transparence des épreuves, d’autre part.
Elle a précisé que la position de l’association fait suite aux informations relayées par les médias et les réseaux sociaux après la fin de l’épreuve de philosophie, au premier jour de l’examen du baccalauréat, illustrées dans les réactions, commentaires et vidéos des internautes ayant suscité des controverses sur le déroulement de l’examen et les conditions de son organisation.
On ne peut pas dire plus… sinon qu’il faut arrêter l’autoflagellation, avec chacun qui ajoute une pierre à l’édifice et participe à l’éradication du fléau !!! (F.S.)



