
Il oublie le casus-belli imposé par Trump ; il oublie que la sélection iranienne a été soumise à un calvaire « iranien » parce qu’interdite de visas pour l’Amérique ; il oublie aussi l’interdiction signifiée à l’arbitre somalien de pénétrer le sol américain au nom des restrictions de la politique migratoire des Etats-unis ; il oublie encore les faveurs arbitrales au profit de Messi et de l’Argentine…Il oublie tout cela et il maintient que ce fut le « Mondial de la paix » !
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a en effet vivement répondu aux critiques ayant entouré la Coupe du monde 2026, estimant que certains détracteurs avaient diffusé « de la haine et de fausses rumeurs ». Le patron du football mondial a défendu une compétition placée, selon lui, sous le signe de la sécurité, de la paix et de la joie.
Gianni Infantino a pris la défense de la Coupe du monde 2026 face aux nombreuses critiques apparues avant et pendant le tournoi. Dans une lettre ouverte publiée lundi 27 juillet, le président de la FIFA a accusé ses opposants d’avoir concentré leur attention sur les polémiques au détriment du succès sportif et humain de l’événement.
Le dirigeant de la FIFA s’est notamment adressé aux critiques présents dans les médias et sur les plateformes numériques. « À ceux qui, derrière leurs stylos et leurs feuilles, ou derrière leurs écrans, répandent la haine et les fausses rumeurs, je dis que pendant que vous étiez assis là, nous étions, à la FIFA, en première ligne, en train d’organiser, de travailler dur et d’offrir le plus grand spectacle au monde », a-t-il déclaré.
Selon Infantino, la compétition s’est déroulée dans des conditions exemplaires sur le plan de la sécurité. « Nous n’avons connu aucune violence ni aucun incident, nous avons bénéficié de 100 % de sécurité et de sûreté, et il n’y a eu que de la joie et du bonheur », a-t-il affirmé.
La préparation du Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique avait pourtant été marquée par plusieurs controverses. Les prix élevés des billets, les tensions géopolitiques, les conflits internationaux ainsi que les risques liés aux fortes chaleurs estivales avaient suscité des interrogations avant le début de la compétition.
La participation de l’Iran, dans un contexte de conflit avec les États-Unis, les inquiétudes liées à la situation intérieure à Haïti ou encore la propagation du virus Ebola en République démocratique du Congo avaient également relancé les débats autour des restrictions de visas et des conditions de déplacement.
Infantino a également évoqué les difficultés rencontrées par certaines personnes pour entrer sur le territoire américain, notamment l’arbitre somalien Omar Artan, considéré comme l’un des principaux concernés par le durcissement de la politique migratoire menée par le président américain Donald Trump après son interdiction d’entrée aux États-Unis.
« Pendant que vous répandiez la haine, nous travaillions sans relâche pour unir deux pays en guerre. L’Iran est entré aux États-Unis sans aucun incident ni conflit. Les joueurs iraniens ont obtenu leurs visas parce que le football concerne la paix, pas la politique », a assuré le président de la FIFA.
Il a également défendu la gestion des demandes de visas pour les pays confrontés à des problèmes sanitaires ou à d’autres défis. « Vous vous êtes concentrés sur quelques personnes dont les visas ont été refusés, tout en ignorant les millions de personnes venues du monde entier qui les ont obtenus », a-t-il ajouté.
Le président de la FIFA est aussi revenu sur les critiques liées à l’arbitrage durant le tournoi. Cette polémique avait notamment été alimentée après la révélation que Donald Trump lui avait personnellement demandé de revoir la suspension d’un match infligée à l’attaquant américain Folarin Balogun, permettant au joueur de participer au huitième de finale face à la Belgique.



