A la uneCulture

Prix Ibn Khaldoun-Senghor 2025 attribué à Stéphanie Dujols

UniversNews (CULT) – Le Prix Ibn Khaldoun-Senghor de la traduction 2025 a été décerné à la Française Stéphanie Dujols pour sa traduction de « Je suis ma liberté «  du Palestinien Nasser Abu Srour, publiée en 2025 aux Éditions Gallimard, de l’arabe vers le français.

Adapté de l’ouvrage original Hikayat Jidar (« Récit d’un mur »), paru en 2022 chez Dar Al Adab (Beyrouth, Liban), ce récit autobiographique relate l’expérience d’un prisonnier palestinien qui transforme le mur de sa cellule en confident, en témoin et en miroir intime de sa quête de liberté intérieure.

Instauré par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), le prix Ibn Khaldoun-Senghor distingue chaque année une traduction d’exception entre le français et l’arabe.

La remise du prix s’est tenue mercredi soir au siège de l’ALECSO à Tunis, indique un communiqué de l’OIF. La même source souligne que l’autrice restitue pleinement la dimension poétique, introspective et profondément humaniste du texte original.

Le jury a salué « une traduction d’une précision, d’une clarté et d’une sensibilité remarquables ».

Incarcéré à perpétuité dans les geôles de l’occupant, Nasser Abu Sroura retrouve sa liberté, en octobre 2025, après trente ans de prison. Depuis sa cellule, l’auteur lauréat du Prix de la littérature arabe 2025 raconte son histoire et celle de son peuple.

Traductrice spécialisée dans la littérature arabe contemporaine depuis près de trente ans, Stéphanie Dujols a également travaillé comme interprète humanitaire et enseignante. Elle est l’autrice de Les Espaces sont fragiles. Carnet de Cisjordanie, Palestine 1998-2019 (Actes Sud, 2024) et vit aujourd’hui entre Le Caire et la France.

Le jury était composé de Hana Subhi (France – Irak), Présidente du jury, Bassam Baraké (Liban), Abdesslam Benabdelali (Maroc), Zahida Darwiche-Jabbour (Liban), Fayza El Qasem (France) et Mohamed Mahjoub (Tunisie).

Parmi les cinq finalistes figurait également le Tunisien Abdelhamid Ladhari, pour Tujan d’Emna Rmili, traduit de l’arabe vers le français par l’Institut de Traduction de Tunis en 2024. Selon le jury, les traductions sélectionnées « se distinguaient par la richesse et la diversité de leurs thématiques, couvrant aussi bien le champ de l’essai que celui de la littérature ».

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page