
UniversNews (CULT) – Cinéma… Cinéma… Des moments d’évasion, d’imagination, de fiction et de bonheur. De longs et courts métrages, des documentaires mais également des hommages. Le coup d’envoi de la 36e édition des Journées cinématographiques de Carthage, a été donné hier après-midi et se poursuivra jusqu’au 20 décembre. Ce festival engagé, attaché depuis sa création en 1966 à son identité arabe et africaine, au cinéma d’auteur et aux voix de l’émancipation, continuera loin des images hégémoniques, de tenir son rôle de défricheur et de promoteur d’un cinéma différent et audacieux. Il cherchera les moyens de l’appuyer en multipliant les espaces d’échanges entre les acteurs du métier. « Les JCC comme le souligne son directeur Mohamed Tarek Ben Chaabane restent un lieu privilégié pour découvrir les récits du monde. Récits qui ont mis l’humain au centre de leurs préoccupations et à travers lesquels nous pouvons saisir la complexité des temps actuels. C’est donc avec une conviction renouvelée que nous abordons cette 36ème session d’un festival fort de ses nombreux acquis et de sa foi en l’avenir de nos cinématographies»… Le budget de cette édition s’élève à 3,8 millions de dinars, dont 3 millions de dinars proviennent du ministère des Affaires culturelles et 800.000 dinars des revenus et des partenariats.
La programmation se répartit entre des compétitions officielles comprenant une large sélection d’œuvres. Dans la compétition officielle des longs métrages, participent les films « L’ombre de mon père » (Nigeria), « La reine du coton » (Soudan), « Erkala : le rêve de Gilgamesh » (Irak), « Dia » (Tchad), « Migration » (Arabie Saoudite), « Colonia » et « Les histoires » (Égypte). Quant au cinéma tunisien, il sera représenté dans cette compétition par trois films : « Ciel sans terre » d’Areej Al-Sahiri, « La voix de Hend Rejeb » de Kaouther Ben Hania et « Où le vent nous emporte » d’Amal Guellati.
Dans la compétition officielle des longs métrages documentaires, 12 œuvres s’affrontent, à savoir « Cimetière de la vie » (Sénégal), « Yeux marocains », « Sites de film familial » (Égypte), « Cinéma des planètes » (Jordanie), « L’homme qui plante des baobabs » (Burkina Faso), « Noirs sur le fleuve Tigre », « Histoires de la terre blessée » (Irak), « Attachement » (Sénégal), et « L’autre… Raeburn » (République du Congo). « Rayburn » (République du Congo).
Quant à la compétition officielle des courts métrages, elle comprend des œuvres du Liban, d’Afrique du Sud, d’Égypte, d’Algérie, du Cap-Vert, du Sénégal, de Palestine, de Syrie et de Tunisie. (M.S)



